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Le meurtrier présumé d'une adolescente espagnole consent à être jugé en Espagne

Le mur d'enceinte extérieure d'une prison. (Photo d'illustration)

Le mur d'enceinte extérieure d'une prison. (Photo d'illustration) - Thomas Samson - AFP

Un Espagnol, arrêté  Besançon et soupçonné d'avoir violé et tué une adolescente à Madrid en 1997, a accepté, ce mercredi, d'être remis aux autorités espagnoles pour être jugé en Espagne.

Un Espagnol de 52 ans, arrêté près de Besançon et soupçonné d'avoir violé puis tué une adolescente, Eva Blanco en 1997 près de Madrid, a consenti mercredi à être remis aux autorités espagnoles en vue d'être jugé en Espagne.

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Besançon, devant laquelle il a comparu mercredi matin, a mis sa décision en délibéré. Il pourrait être remis aux autorités espagnoles dès jeudi, a précisé le président de la chambre à l'audience.

Né au Maroc, ce soudeur de profession, marié et père de deux enfants et domicilié à Pierrefontaine-Les-Varans (Doubs), avait été interpellé la semaine dernière sur son lieu de travail à Besançon par des gendarmes, en présence d'agents espagnols. Identifié grâce à l'ADN, il est soupçonné d'avoir violé puis tué en 1997 Eva Blanco, 16 ans, dont le corps avait été retrouvé au bord d'une route.

"Je souhaiterais purger ma peine en France"

Elle avait été violée et poignardée à de multiples reprises. Aux magistrats français, ce petit homme aux cheveux grisonnant sur un crâne dégarni a expliqué que toute sa famille était en France et qu'il ne connaissait plus personne en Espagne. Le fond de l'affaire n'a pas été abordé lors de cette audience, mais l'homme a quelque peu surpris les magistrats en déclarant: "après le jugement en Espagne, je souhaiterais purger ma peine en France".

Ce à quoi le président de la Cour a répondu que c'était "possible". Au terme de 18 ans d'enquête, il a été arrêté pour son implication présumée dans cet assassinat, en vertu d'un mandat d'arrêt européen émis par un juge d'instruction espagnol et exécuté par la cour d'appel de Besançon, en présence d'enquêteurs de la Guardia Civil, selon les autorités espagnoles.

Au lendemain de son arrestation, le ministre espagnol de l'Intérieur Jorge Fernandez Diaz avait rappelé qu'il ne manquait que deux ans pour la prescription et précisé que l'extradition du suspect vers l'Espagne avait déjà été sollicitée. Le prélèvement ADN réalisé par les enquêteurs espagnols avait permis d'identifier un possible frère de l'auteur, dans la région d'Algete, près de Madrid, où la jeune fille avait été retrouvée. C'est ainsi qu'ils ont pu remonter jusqu'à lui.

la rédaction avec AFP