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Le fils Obiang riposte après une perquisition historique à Paris

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PARIS (Reuters) - Visé par une perquisition historique qui a duré deux semaines et a abouti à vider son immeuble parisien de ses richesses, le fils...

PARIS (Reuters) - Visé par une perquisition historique qui a duré deux semaines et a abouti à vider son immeuble parisien de ses richesses, le fils du président de la Guinée équatoriale a amorcé jeudi une riposte judiciaire avec des poursuites en diffamation.

Teodorin Obiang, ministre de l'Agriculture et diplomate à l'Unesco, a déposé une plainte en diffamation contre Daniel Lebègue, président de la branche française de l'association anti-corruption Transparency, qui l'avait accusé le 16 février dans un journal de détourner les fonds publics de son pays.

"M. le ministre d'Etat, qui conteste fermement ces accusations infondées de détournement de fonds publics qui sont relayées sans aucun discernement par les médias, entend faire condamner M. Lebègue pour ces propos gravement attentatoires à sa considération et à son honneur qui ne reposent que sur une volonté manifeste de lui nuire", lit-on dans un communiqué de son avocat, Emmanuel Marsigny.

La saisie record d'oeuvres d'arts, de mobilier ancien, de vins fins et autres objets précieux d'une valeur globale estimée à plusieurs dizaines de millions d'euros, a été effectuée par deux juges d'instruction parisiens.

Ils mènent une procédure sans précédent pour "recel de détournement de fonds publics", validée par la plus haute juridiction du pays contre l'avis du parquet. La Guinée équatoriale proteste et assure que l'immeuble de l'avenue Foch vidé par les magistrats abrite des locaux diplomatiques.

Les enquêteurs le contestent en mettant en avant la présence d'une boîte de nuit dans l'immeuble, de salons de coiffure et d'autres pièces vues comme peu compatibles avec un usage diplomatique. L'hypothèse retenue est que cet immeuble était réservé à l'usage privé exclusif de Teodorin Obiang.

Thierry Lévêque, édité par Yves Clarisse