BFMTV

Landes: la justice autorise les canards de Soustons à continuer de cancaner

Dominique Douthe prenant soin de ses canards et ses oies à Souston, dans les Landes, le 2 septembre 2019

Dominique Douthe prenant soin de ses canards et ses oies à Souston, dans les Landes, le 2 septembre 2019 - Iroz Gaizka / AFP

Dans l'attente d'une expertise accoustique au premier trimestre 2020, la cinquantaine de canards et d'oies de Dominique Douthe pourront continuer de caqueter suite à une décision de la justice.

Comme leur célèbre congénère Maurice, coq à l'île d'Oléron, les canards de Soustons, dans les Landes, dont le bruit importunait des voisins, ont été autorisés par la justice ce mardi à continuer de cancaner, du moins en attendant une expertise acoustique.

Les canards ne seront pas abattus, a annoncé à l'AFP leur propriétaire, Dominique Douthe, 67 ans, en s'affirmant "soulagée" de la décision du tribunal d'instance de Dax. Les voisins de l'éleveuse, qui se plaignaient de nuisances sonores, ont été déboutés, a précisé son avocat Me Philippe Lalanne : "En l'état, il n'y a pas de preuve d'un trouble illicite ou anormal", a-t-il dit à l'AFP. 

"C'est une décision importante, c'est un soulagement pour Mme Douthe", a-t-il ajouté, précisant que le juge avait "ordonné une expertise acoustique qui devrait être réalisée au premier trimestre 2020. J'ai l'impression que le juge, avec cette expertise, nous donne l'occasion de nous réunir et de discuter afin de trouver une solution amiable".

La cinquantaine d'oies et de canards gênait les voisins

Un conflit opposait Dominique Douthe, qui élevait une cinquantaine de canards et d'oies à titre non professionnel dans la commune depuis 36 ans, à un couple ayant acquis la propriété voisine il y a un an environ, et qui se plaignait de "nuisances sonores importantes".

Lors de l'audience le 1er octobre dernier, le couple avait demandé au tribunal de condamner l'éleveuse à faire cesser le préjudice subi, sous peine d'une astreinte de 150 euros par jour de retard, ainsi que le paiement de 3.500 euros de dommages et intérêts et 2.000 euros de frais de justice. Un conflit similaire dans la région avait opposé des voisins sur l'île d'Oléron à l'issue duquel la justice avait autorisé le 5 septembre le désormais célèbre coq Maurice à chanter à sa guise.

J. G. avec AFP