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Police-Justice

La population carcérale stable avec 62.673 détenus au 1er janvier

Les prisons françaises comptaient au 1er janvier 62.673 détenus, un nombre stable par rapport au mois précédent, selon les données statistiques du ministère de la Justice. (Photo d'illustration)

Les prisons françaises comptaient au 1er janvier 62.673 détenus, un nombre stable par rapport au mois précédent, selon les données statistiques du ministère de la Justice. (Photo d'illustration) - ROBYN BECK / AFP

Avec 60.583 places opérationnelles dans les 188 prisons de France, la densité carcérale globale s'établit au 1er janvier à 103,4%, contre 103,8% le mois précédent.

Les prisons françaises comptaient au 1er janvier 62.673 détenus, un nombre stable par rapport au mois précédent, selon les données statistiques du ministère de la Justice publiées ce lundi.

Il y avait 62.935 détenus au 1er décembre, soit une très légère baisse de 262 personnes entre décembre 2020 et janvier. Avec 60.583 places opérationnelles dans les 188 prisons de France, la densité carcérale globale s'établit au 1er janvier à 103,4%, contre 103,8% le mois précédent.

688 détenus contraints de dormir par terre

Cette densité est de 119,4% dans les maisons d'arrêt, où sont incarcérés les prisonniers en attente de jugement et ceux condamnés à de courtes peines. Elle est supérieure ou égale à 120% dans environ un tiers des établissements, et atteint 193% à Nîmes ou 184,6% à La Roche-sur-Yon.

Au 1er janvier, 688 détenus étaient contraints de dormir sur un matelas par terre. Ce nombre, qui permet de mesurer la surpopulation, est en hausse depuis plusieurs mois (422 matelas posés au sol le 1er juillet, 587 le 1er octobre et 654 le 1er décembre).

Parmi les détenus, 17.856 sont prévenus, c'est-à-dire écroués dans l'attente de leur jugement, soit un peu moins du tiers de la population carcérale. Au total, 75.021 personnes étaient placées sous écrou au 1er janvier, dont 12.348 non détenues et faisant l'objet d'une placement sous surveillance électronique ou d'un placement à l'extérieur.

La part des femmes et des mineurs stable

La part des femmes (3,6% de la population carcérale totale) est stable, tout comme celle des mineurs (environ 1%).

La population carcérale avait connu une baisse significative et inédite pendant le confinement du printemps dernier, en raison d'une réduction de la délinquance durant cette période et de mesures de libérations anticipées prises par le gouvernement pour éviter une propagation de l'épidémie de Covid-19 en détention. Le nombre de détenus était ainsi passé de 72.575 le 16 mars 2020 - un record - à 59.463 deux mois plus tard. La population carcérale se situe au-delà des 62.000 prisonniers depuis octobre.

Afin de prévenir une nouvelle vague de l'épidémie de coronavirus en prison, le garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti avait rappelé dans une note adressée fin octobre aux parquets la nécessité de "maintenir autant que possible (...) une densité carcérale compatible avec les mesures sanitaires", en privilégiant les alternatives à l'incarcération pour les courtes peines.

S.B.-E. avec AFP