BFMTV

La police libère deux accès bloqués au port de Marseille

LA POLICE LIBÈRE LE PORT DE MARSEILLE

LA POLICE LIBÈRE LE PORT DE MARSEILLE - -

MARSEILLE (Reuters) - Les forces de l'ordre ont dégagé jeudi deux passes d'entrée du port de Marseille, bloquées depuis deux jours par la CGT de la...

MARSEILLE (Reuters) - Les forces de l'ordre ont dégagé jeudi deux passes d'entrée du port de Marseille, bloquées depuis deux jours par la CGT de la Société nationale Corse Méditerranée (SNCM), a-t-on appris auprès de la préfecture et de source syndicale.

Les chaloupes positionnées par les grévistes dans les passes Nord et Sud ont été arraisonnées vers 07h00 par la gendarmerie maritime. Parallèlement, les CRS sont intervenus par voie terrestre.

L'intervention s'est faite sans heurt et 14 marins ont été interpellés, a-t-on appris de source policière.

Les marins de la SNCM, en grève à l'appel de la CGT et du Syndicat autonome des marins de la marine marchande, avaient entamé mardi le blocage des deux voies desservant le trafic passagers et marchandises du port.

Ils dénoncent la réduction du nombre de liaisons entre le continent et la Corse à partir du port de Nice et craignent une suppression de postes au sein de la compagnie.

"On attendait la convocation d'une réunion avec la direction et l'actionnaire, on nous envoie les forces de l'ordre. Ce n'est pas la réponse que l'on attendait de l'Etat", a dit à Reuters le secrétaire général de la CGT marins Frédéric Alpozzo.

La direction du port avait réclamé le déblocage des passes au juge des référés du tribunal administratif de Marseille, qui a délivré une ordonnance d'expulsion.

"Cette opération a pour objectif de libérer les passes Nord et Sud des bassins Est du Grand Port Maritime de Marseille dont le blocage constituait une entrave à la navigation", a dit la préfecture des Bouches-du-Rhône dans un communiqué.

Quatre ferries restaient bloqués à quai à Marseille, un cinquième l'était en Corse.

Veolia Transport est l'actionnaire majoritaire de la SNCM avec 66% du capital.

Jean-François Rosnoblet, édité par Clément Guillou