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Police-Justice

La justice refuse le prénom « MJ » même pour un hommage à Michael Jackson

Pochette de l'album "Thriller"

Pochette de l'album "Thriller" - -

La chambre civile de la cour d’appel d’Amiens, dans la Somme, a interdit le prénom « MJ » à des parents d'un petit garçon né en mai 2010 qui souhaitaient rendre hommage à Michael Jackson. Le bébé devra désormais s'appeler Jean, son deuxième prénom.

Ce devait être un hommage à Michael Jackson, et le prénom du petit dernier. Mais la justice n'a pas goûté l'idée de ce couple de parents de la Somme, qui s'apprêtait à baptiser son petit garçon « MJ », reprenant tout simplement les initiales du défunt roi de la pop. Saisis de la question, les juges ont tranché : un prénom tel que « MJ » risque de porter préjudice à l'enfant.
Or les parents en sont si peu convaincus qu'ils ont fait connaître leur intention de se pourvoir en cassation. Comme tout dernier recours, ils envisagent même de solliciter François Hollande.

« J’ai simplement voulu rendre hommage à Michael Jackson »

« A la base, c’était un hommage à Michael Jackson, relate Stéphane Nabet le père de « MJ » que l’on doit désormais appeler Jean. Si on avait appelé notre fils Michael Jackson, on aurait eu moins de problèmes. On n’idolâtre pas Michael Jackson. C’est un artiste et je le suis moi-même. J’ai simplement voulu lui rendre hommage comme j’aurais pu rendre hommage à Johnny Hallyday. Mon fils se serait alors appelé « JH ». J’aurais aussi peut-être trouvé un autre nom autour de Johnny. C’est une question de goûts et de couleurs ».

« Une injustice totale »

Stéphane a décidément du mal à comprendre la décision de la justice. Le père du petit « MJ » parle de discrimination aux prénoms. « On passe un Noël amère. Pourquoi la justice ne veut-elle pas de « MJ » ? Surtout qu’il a déjà une carte d’identité. Son identité, la justice va l’effacer. Tout le monde l’appelle MJ, comment voulez-vous qu’on l’appelle « Jean » ? J’en suis moi-même atteint psychologiquement. Comment voulez-vous qu’il ne le soit pas à l’avenir ? C’est une injustice totale ».

Tugdual de Dieuleveult avec Cédric De Oliveira