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L'incendie à la gendarmerie de Meylan revendiqué par un groupe féministe

Le bâtiment de la gendarmerie pris pour cible à Meylan

Le bâtiment de la gendarmerie pris pour cible à Meylan - JEAN-PIERRE CLATOT / AFP

Dans la nuit du 26 octobre dernier, un incendie criminel avait détruit quatre voitures personnels de gendarmes et une moto dans l'enceinte de la gendarmerie de Meylon, dans l'Isère, à proximité d'un bâtiment d'habitation.

L'incendie criminel qui a visé la brigade de gendarmerie de Meylan (Isère), dans la nuit du 25 au 26 octobre, a été revendiqué par un groupe de femmes sur un site proche des milieux anarcho-libertaires. Dans un long texte dont la mise en ligne a été révélée par le Dauphiné Libéré, ces femmes affirment "lutter contre le sexisme" et "contre le genre" et expliquent leur action par une "envie de revanche". "Nous ne voulons pas rester dans la position de victimes dans laquelle la société voudrait nous placer en nous reconnaissant comme meufs", déclarent-elles avant de détailler la façon dont elles disent avoir procédé.

Elles expliquent notamment avoir cadenassé l'accès au parking de la gendarmerie, notamment pour "faire une blague aux pompiers", et utilisé dix litres d'essence.

"Nous avons ciblé les voitures privées des flics, au détriment des quelques sérigraphiées, parce qu'on avait envie de s'attaquer plutôt aux individus qui portent les uniformes qu'à leur fonction, plutôt à leurs biens personnels qu'à leurs outils de travail", ajoutent-elles.

Le groupe salue les personnes incarcérées "dans l'affaire de la voiture de flics brûlée"

L'incendie avait détruit quatre voitures et une moto dans l'enceinte de la gendarmerie, sans se propager au bâtiment d'habitation voisin, noirci par les fumées. Le procureur de la République de Grenoble, Jean-Yves Coquillat, avait cependant jugé "particulièrement inquiétant" que les gendarmes et leurs familles aient été "directement visés". "On n'est pas passé loin d'un drame", avait assuré le magistrat en mettant en garde contre une escalade "inquiétante" après plusieurs actions similaires autour de Grenoble ces derniers mois. C'est sur ce même site qu'avait été revendiqué l'incendie du garage de la caserne du groupement de gendarmerie de l'Isère et des locaux techniques, dans la nuit du 21 septembre.

Cette nouvelle revendication s'achève en forme de dédicace, adressée notamment "aux deux personnes incarcérées (dans) l'affaire de la voiture de flics brûlée", à Paris en mai 2016.

R.V. avec AFP