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Procès de Jonathann Daval: l'accusé conduit aux urgences après un malaise, l'audience reportée à jeudi

Jonathann Daval dans son box ce mercredi, face au père d'Alexia Fouillot.

Jonathann Daval dans son box ce mercredi, face au père d'Alexia Fouillot. - Zziigg

L'homme accusé d'avoir tué Alexia Fouillot en 2017 a été évacué de la cour d'assises de Vesoul ce mercredi, après avoir fait un malaise lors de son audition.

Jonathann Daval, qui comparaît depuis lundi devant les assises de la Haute-Saône pour le meurtre de son épouse Alexia, s'est évanoui en plein interrogatoire, mercredi.

Jonathann Daval était interrogé sur les difficultés qu'il rencontrait avec Alexia pour avoir un enfant lorsqu'il s'est subitement évanoui et a dû être évacué du box par l'escorte de l'administration pénitentiaire. "Il a tourné de l'oeil", a expliqué à l'AFP l'un des avocats des parties civiles, Me Gilles-Jean Portejoie, qui était face à lui.

"Émotionnellement, la journée a été très dure"

L'accusé a été "immédiatement pris en charge" par les services d'urgence et il a quitté le triubunal "inconscient", a fait savoir sur BFMTV son avocat Me Randall Schwerdorffer à la suspension de l'audience, reconnaissant: "On est tous frustrés". "Il a été décidé de l'évacuer dans des conditions médicales optimum" et "tout a été fait pour que l'audience puisse reprendre demain (jeudi)". "Si la situation médicale devait s'aggraver, le président ordonnera une expertise".

"Émotionnellement, la journée a été très dure", explique l'avocat de Jonathann Daval pour tenter d'expliquer son malaise. "Les témoignages (de la famille Fouillot, NDLR) ne l'ont pas laissé indifférent", ajoute-t-il.

Au micro de BFMTV, Me Schwerdorffer rappelle qu'il faisait chaud dans la salle d'audience, qu'il y a également beaucoup de fatigue pour son client qui parcourt 3 heures de route par jour entre sa prison et le tribunal de Vesoul.

"Il est souhaitable pour tout le monde" que le procès reprenne, a insisté Me Schwerdorffer, espérant que son client n'a fait qu'un "malaise vagal".
Jeanne Bulant avec AFP Journaliste BFMTV