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Isère: une femme et son compagnon en garde à vue après la mort d'un bébé

Police (photo d'illustration).

Police (photo d'illustration). - AFP

La procureure Bourgoin-Jallieu a indiqué qu'elle s'orientait lundi soir vers une saisine du pôle d'instruction de Grenoble en vue d'une ouverture d'information pour "privation de soins ayant entraîné la mort".

La mère et le beau-père d'un bébé de 11 mois étaient en garde à vue lundi après le décès de ce dernier, a indiqué le parquet de Bourgoin-Jallieu (Isère) qui n'exclut pas qu'une privation de soins ait entraîné la mort.

La procureure Dietlind Baudoin a indiqué qu'elle s'orientait lundi soir vers une saisine du pôle d'instruction de Grenoble en vue d'une ouverture d'information pour "privation de soins ayant entraîné la mort".

Selon le Dauphiné Libéré qui a révélé l'affaire, la mère, âgée de 22 ans, a appelé les secours à la mi-journée dimanche, constatant que son fils ne respirait plus, mais ceux-ci ont été étonnés de constater que le décès remontait manifestement à plusieurs heures. La jeune femme, qui vit avec sa fille un peu plus âgée et un compagnon de 37 ans qui n'est pas le père des enfants, a expliqué avoir vu le bébé dormir quand elle s'est levée, et l'avoir laissé finir sa nuit sans s'inquiéter.

Des analyses toxicologiques pratiquées sur le corps

Les "conditions de découverte" du décès, a précisé la procureure de Bourgoin-Jallieu, ont cependant paru suffisamment suspectes pour que le couple soit placé en garde à vue en attendant les résultats de l'autopsie. Pratiquée lundi, celle-ci n'a "révélé ni traumatisme ni stigmates", a indiqué la magistrate, et n'a mis en évidence aucune autre cause possible du décès.

L'ouverture d'information permettra d'attendre dans un cadre juridique les résultats des analyses toxicologiques et anatomopathologiques pratiquées sur le corps, a souligné Mme Baudoin.

La procureure n'a pas voulu faire de commentaires sur l'état de santé apparent du bébé avant son décès. Selon la presse locale, la famille semblait vivre dans une grande précarité.

Clément Boutin avec AFP