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Incidents et dégradations devant des lycées en Essonne: six mineurs mis en examen

Un insigne de la police nationale (image d'illustration).

Un insigne de la police nationale (image d'illustration). - PATRICK KOVARIK / AFP

Plusieurs incidents ont eu lieu depuis lundi aux abords de ces lycées, où des appels au blocus avaient été relayés sur les réseaux sociaux.

Six lycéens originaires de deux lycées de l'Essonne ont été mis en examen pour violences et dégradations lors de manifestations qui se sont déroulées lundi aux abords de leurs établissements, a-t-on appris ce mercredi auprès du parquet d'Evry.

Trois d'entre eux, originaires du lycée Parc-de-Vilgénis de Massy, ont été mis en examen mardi soir par un juge des enfants pour "destruction par moyen dangereux et participation à un groupement en vue de commettre des violences". Ils ont également été soumis à une mesure de réparation, sorte de travail d'intérêt général, dans l'attente de leur procès, a précisé le parquet.

Des feux de poubelle

Ces deux garçons de 16 ans et cette fille de 15 ans ont été interpellés lundi alors qu'ils tentaient de renverser une poubelle à laquelle ils avaient, au préalable, mis le feu. Ils étaient tous inconnus de la police et de la justice.

Plusieurs incidents ont eu lieu depuis lundi aux abords de ce lycée, où des appels au blocus avaient été relayés sur les réseaux sociaux.

Des tensions entre élèves et policiers

Une vidéo, partagée plus d'un millier de fois sur Twitter, montrait des policiers équipés de lanceurs de balles de défense (LBD). Selon une source proche de l'enquête, les policiers ont bien à plusieurs reprises fait usage de gaz lacrymogène lundi et mardi. Un tir de LBD a également eu lieu mardi, sans faire de blessés, selon la même source.

Trois autres jeunes mis en examen

Trois autres jeunes, deux de 15 ans et un de 16 ans, scolarisés cette fois dans un lycée d'Evry-Courcouronnes, ont également été mis en examen pour transport de produits incendiaires et participation à un groupement armé en vue de commettre des violences devant leur propre établissement.

Pour l'un d'eux, qui a mimé un tir de fusil en direction des forces de l'ordre, s'ajoute la qualification de menace de mort et outrages sur des personnes dépositaires de l'autorité publique, a indiqué le parquet.

Selon une source proche du dossier, les revendications des jeunes restent encore floues. La plupart d'entre eux auraient mentionné "le contexte actuel" et "les réformes du gouvernement". 

Cy.C avec AFP