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Ille-et-Vilaine: quatre ans de prison ferme pour avoir agressé un homme en direct sur Facebook

Disparition inquiétante dans le Rhône, le 18 août 2019.

Disparition inquiétante dans le Rhône, le 18 août 2019. - Twitter

Après un signalement sur la plateforme Pharos, l'homme de 37 ans a été interpellé à son domicile. Il a reconnu les faits et a été jugé en comparution immédiate à Rennes.

Mardi, le tribunal correctionnel de Rennes a condamné un homme de 37 ans à cinq ans de prison dont un avec sursis pour happy slapping. Il a été reconnu coupable d'avoir fait subir des violences à un homme et de les avoir diffusées en direct sur Facebook, d'après une source de la gendarmerie auprès de BFMTV.

Arme de poing et menaces de mort

Samedi dernier, peu après 5h du matin, la plateforme de signalement Pharos prévient les gendarmes d’Ille-et-Vilaine qu’une vidéo montrant un homme brutalisant un autre est diffusée sur Facebook Live.

Exhibant une arme de poing, l’auteur profère des menaces de mort à l’encontre de sa victime tout en lui assénant des coups d’une extrême violence au visage et sur l’ensemble de son corps.

L’exploitation des images diffusées et du compte de l’auteur présumé conduit les gendarmes à une habitation de Miniac-sous-Bécherel (35). Les militaires de la compagnie de Montfort-sur-Meu, dont le PSIG, la brigade de recherches et la communauté de brigades de Hédé-Bazouges, renforcés par le PSIG Sabre de Rennes et une équipe cynophile se rendent sur place et mettent en place un dispositif de sécurisation.

Visage tuméfié

À 7h20, les gendarmes pénètrent dans le logement et interpellent le mis en cause sans qu’il n’ait le temps de réagir. Sa victime, est découverte le visage tuméfié et en état de choc. Elle est immédiatement prise en charge par les sapeurs-pompiers.

Les techniciens en investigation criminelle de la gendarmerie gèlent les lieux et procèdent aux constatations ainsi qu’à l’analyse de la téléphonie tandis que le domicile est perquisitionné.

Au terme des investigations réalisées samedi et dimanche par les enquêteurs de la gendarmerie, le mis en cause reconnaît les faits de violences aggravées qui lui sont reprochés ainsi que la diffusion d’images sur le réseau social Facebook. Jugé en comparution immédiate le 6 août devant le tribunal correctionnel de Rennes, l'individu a été condamné à cinq ans de prison dont un avec sursis et mise à l'épreuve.

Mélanie Vecchio avec E.P