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Guadeloupe: un jeune homosexuel torturé et séquestré

Un homme d'une vingtaine d'années a été séquestré et torturé pendant plusieurs jours dans un appartement de l'agglomération de Pointe-à-Pitre par cinq personnes, en partie du fait de son homosexualité - Vendredi 15 janvier 2016

Un homme d'une vingtaine d'années a été séquestré et torturé pendant plusieurs jours dans un appartement de l'agglomération de Pointe-à-Pitre par cinq personnes, en partie du fait de son homosexualité - Vendredi 15 janvier 2016 - Photo d'illustration - Luciano Paiva - Flickr

Séquestré par cinq ravisseurs, un jeune homme s'est vu infliger de nombreuses violences sous le coup de la torture. Une agression "grave et sordide", le tout au nom de son homosexualité.

Un homme d'une vingtaine d'années a été séquestré et torturé pendant plusieurs jours par cinq personnes dans un appartement de l'agglomération de Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe, en partie du fait de son homosexualité, a-t-on appris vendredi du parquet de Pointe-à-Pitre.

Le parquet a ouvert une information judiciaire pour enlèvement, séquestration pour faciliter un crime ou un délit, torture ou acte de barbarie en raison de l'orientation sexuelle de la victime, vols en réunion et complicité de vols. Le 4 janvier dernier, la victime et cinq autres personnes étaient réunies au domicile de l'un d'elles.

Brûlé à coups de fer à repasser

La soirée avait dégénéré, entraînant le calvaire du jeune homme. Parmi les motivations des agresseurs présumés, confirmées par le parquet de Pointe-à-Pitre, figure l'orientation sexuelle de la victime. Le jeune homme, retenu dans l'appartement quatre à cinq jours, a été torturé. La police n'a pas voulu détailler les violences subies tant l'affaire est selon elle, "grave et sordide", mais on dénombre plusieurs brûlures à coups de fer à repasser.

Le jeune homme, qui est parvenu à fausser compagnie à ses bourreaux, a fait appel aux pompiers qui l'ont secouru sur la voie publique. Parmi les cinq personnes mises en cause déférées mercredi devant le parquet de Pointe-à-Pitre, deux d'entre elles sont mineures, les autres âgées d'une vingtaine d'années. Quatre d'entre elles ont été écrouées.

A.-F. L. avec AFP