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Gilets jaunes: quatre hommes jugés lundi pour l'incendie de la préfecture du Puy-en-Velay

Des gilets jaunes devant la préfecture de Haute-Loire au Puy-en-Velay, le 17 novembre 2018, quelques semaines avant l'incendie.

Des gilets jaunes devant la préfecture de Haute-Loire au Puy-en-Velay, le 17 novembre 2018, quelques semaines avant l'incendie. - THIERRY ZOCCOLAN / AFP

Les quatre prévenus, âgés de 21 à 37 ans, comparaissent pour "dégradation ou détérioration du bien d'autrui par un moyen dangereux pour les personnes".

Au plus fort du mouvement des gilets jaunes, les images avaient fait la Une: quatre hommes soupçonnés d'être impliqués dans l'incendie de la préfecture du Puy-en-Velay en décembre 2018 sont jugés ce lundi par le tribunal correctionnel de cette même ville de Haute-Loire.

Les quatre prévenus, âgés de 21 à 37 ans, comparaissent pour "dégradation ou détérioration du bien d'autrui par un moyen dangereux pour les personnes".

Certains doivent aussi répondre de "participation à un groupement en vue de la préparation de violences contre les personnes ou de destructions ou dégradations de biens".

L'un d'eux, en détention, est également poursuivi pour "violence avec usage ou menace d'une arme" n'ayant pas entraîné d'incapacité totale de travail (ITT). Il lui est reproché d'avoir jeté des produits acides en direction des forces de l'ordre une semaine après l'incendie, le 8 décembre.

Risque de report des audiences

Trois autres personnes, mineures au moment des faits, sont convoquées mercredi devant le tribunal pour enfants.

Tous les prévenus sont "originaires ou domiciliés sur le bassin du Puy-en-Velay", selon le procureur de la République Nicolas Rigot-Muller, et certains sont connus de la justice pour des faits de délinquance. 

Les audiences pourraient cependant être reportées en raison de la décision des avocats du barreau du Puy-en-Velay de reconduire leur mouvement de grève pour protester contre la réforme des retraites, comme dans la quasi-totalité des 164 barreaux de France.

Macron chahuté lorsqu'il s'était rendu au Puy-en-Velay

Le 1er décembre 2018, en marge d'une manifestation, un bras de fer avait opposé pendant plusieurs heures les forces de l'ordre et des gilets jaunes qui avaient pénétré dans la cour de la préfecture en forçant les grilles, avant d'être repoussés à l'extérieur.

Des projectiles enflammés de type cocktail Molotov avaient été lancés sur le bâtiment, déclenchant un incendie dans une annexe abritant des locaux administratifs.

Dix-huit gendarmes et policiers avaient été blessés lors de ces événements, selon les services de l'État. Au total, 13 interventions de pompiers avaient été nécessaires pour circonscrire l'incendie. 

Cet incident avait provoqué une vive émotion localement et parmi les employés de la préfecture présents ce jour-là. Emmanuel Macron s'était rendu sur place trois jours plus tard, le 4 décembre, pour apporter son soutien au personnel concerné et il avait été chahuté à sa sortie.

C.M. avec AFP