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Garde d'enfants: trois pères en haut d'un pylône près de Saint-Brieuc

Les trois pères sont retranchés sur un pylône dans les Côtes-d'Armor.

Les trois pères sont retranchés sur un pylône dans les Côtes-d'Armor. - -

Au pied du pylône se trouve Serge Charnay, un père séparé qui s'était retranché quatre jours en haut d'une grue, à Nantes, en février.

Trois pères se sont retranchés ce vendredi au sommet d'un pylône d'une vingtaine de mètres de haut, à Ploufragan, dans les Côte d'Armor, près de Saint-Brieuc, pour obtenir des avancées dans leurs dossiers de garde d'enfants et de droit de visite, à la suite de séparations avec leurs femmes.

Ces pères, qui ont huit enfants à eux trois, ont accroché deux banderoles, dont une proclame: et "Egalité des sexes au JAF (juge aux affaires familiales, ndlr) aussi". "Nous sommes là en tant que pères pour défendre les droits de nos enfants" et "pour obtenir des avancées dans nos dossiers personnels respectifs", a dit Stéphane Iltis, dont les 5 enfants, âgés de 5 à 12 ans, vivent dans le sud de la France avec son ex-femme alors que lui-même vit dans le nord de la Bretagne.

"Je ne peux pas exercer mon droit de visite puisqu'ils sont à 850 km", a-t-il dit. Je demande donc la résidence des enfants et moi je respecterai le droit de visite de leur maman", a-t-il dit.

"On a de quoi tenir plusieurs jours"

Selon lui, les deux autres pères sont en instance de divorce. Ils ne peuvent rencontrer leurs enfants que dans les lieux neutres, "ce qui est dégradant", a commenté Stéphane Iltis. "Des enfants sont en souffrance", a-t-il ajouté, prévenant qu'"on a de quoi tenir plusieurs jours, voire plusieurs semaines. On est déterminés", a-t-il dit.

Selon lui, "les pères sont discriminés car dans la majorité des cas, on confie la résidence principale à la mère" en cas de séparation. Au pied du pylône se trouve Serge Charnay, un père séparé qui s'était retranché quatre jours en haut d'une grue, à Nantes, en février, pour réclamer le droit de voir son fils. "Je suis venu les soutenir", a expliqué Serge Charnay. "Les pères n'ont pas le droit de voir leurs enfants par défaut, ce n'est pas normal".

"Les actions se multiplient car les pères sont dans le désespoir", a-t-il ajouté. Selon lui, la question de la garde des enfants "n'avance pas du tout. On nous avait promis pourtant des réunions et des avancées mais ça se fait au compte goutte".

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