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Fillette enlevée par sa mère en Alsace: les parents arrêtés en Roumanie

La fillette, sa mère et probablement son père

La fillette, sa mère et probablement son père - Capture d'écran gendarmerie nationale

À la mi-août, l'enfant avait été enlevé par sa mère dans une pouponnière d'Alsace où elle était placée. Aucune alerte enlèvement n'avait alors été déclenchée. Les deux parents ont été arrêtés en Roumanie.

Les parents d'une fillette de 16 mois que sa mère roumaine avait soustraite mi-août à une pouponnière de Logelbach-Wintzenheim dans le Haut-Rhin, où l'enfant était placée, avant de prendre la fuite, ont été arrêtés en Roumanie, a fait savoir le parquet de Colmar ce vendredi.

Les deux personnes soupçonnées de l'enlèvement ont été arrêtées jeudi dans la région de Timisoara, a déclaré la procureure de la République à Colmar, Catherine Sorita-Minard, confirmant une information des Dernières nouvelles d'Alsace

"Il s'agit de la mère de l'enfant et l'homme est en cours de reconnaissance de l'enfant. C'est probablement le père", a précisé Catherine Sorita-Minard. "Le couple va être remis aux autorités françaises et la situation de l'enfant va être prise en compte de façon parallèle". 

Le 9 août, au cours d'une visite à la pouponnière où la fillette était placée dans le cadre d'une procédure d'assistance éducative, sa mère s'était emparée d'elle et avait pris la fuite dans une voiture conduite par un homme. 

Pas de procédure "alerte enlèvement"

Un mandat d'arrêt européen avait été émis mais la procédure "alerte enlèvement" n'avait pas été déclenchée, le parquet estimant qu'elle n'était "pas adaptée à la situation". Pour mettre en branle cette procédure, il faut que les faits d'enlèvement d'une personne mineure soient avérés et que la vie ou l'intégrité physique de la victime soit menacée. 

"On est dans une problématique d'enfant carencée au niveau de l'éducation. Ce sont des cas d'enfants qui sont utilisés pour la mendicité", a précisé Catherine Sorita-Minard.

Les deux personnes arrêtées encourent 3 et 5 ans de prison pour soustraction de mineur par ascendant ou par un tiers. 

Alexandra Jaegy avec AFP