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Discrimination: le Défenseur des droits enquête sur Abercrombie & Fitch

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Le Défenseur des droits Dominique Baudis a décidé d'enquêter sur les pratiques de recrutement de la marque américaine Abercrombie & Fitch, afin de vérifier qu'elles ne sont pas discriminatoires.

Dans sa décision d'auto-saisine, le Défenseur déclare que la société semble "fonder ses pratiques de recrutement sur des critères discriminatoires et notamment l'apparence physique". Sur ses sites internet, Abercrombie, comme sa sous marque Hollister, ne parlent en effet pas de postes de vendeurs, mais de "mannequins".

Or le Défenseur relève que les mannequins recrutés par la marque semblent être "en réalité à la fois des mannequins et vendeurs". Mais, explique-t-il, "si des exigences professionnelles essentielles et déterminantes pourraient légitimer la prise en compte de l'apparence physique dans le cadre de recrutement de mannequins, il en est autrement pour des postes de vendeurs".

Le groupe, connu notamment pour ses sweat-shirts siglés, a déjà été poursuivi pour discrimination aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne. Il y a une dizaine d'années, il avait notamment accepté de payer 50 millions de dollars à un collectif américain d'employés et de personnes issues de minorités ethniques qui affirmaient avoir été dissuadées par l'entreprise de poser leur candidature.