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Deux vaches retrouvées mutilées en Ille-et-Vilaine, la piste criminelle privilégiée

Blondes d'Aquitaine. (Photo d'illustration)

Blondes d'Aquitaine. (Photo d'illustration) - JOHN THYS / AFP

Ce week-end, deux vaches d'une exploitation de Sens-de-Bretagne, près de Rennes, ont été la cible de violences. La gendarmerie locale comme les agriculteurs y voient une malveillance humaine.

Samedi matin, comme l'a signalé France Bleu mardi, deux génisses de deux ans et demi ont été retrouvées mutilées du côté du Groupement agricole d'exploitation en commun (GAEC) de Montbouard, à Sens-de-Bretagne, à une trentaine de kilomètres de Rennes. Ces blondes d'Aquitaine, qui appartiennent au cheptel bovin de 170 têtes de Vincent Gaillard et Eric Poussin, portaient des marques différentes.

La main humaine

"L’une a été blessée au niveau de la patte gauche, une coupure de 40 à 50 centimètres, et l’autre à la base du cou sur 20 cm", a précisé Nicolas Garrier, qui dirige le groupement de gendarmerie d'Ille-et-Vilaine au Télégramme.

Si les deux vaches ont toutes deux été placées dans un endroit clos de l'exploitation depuis, la première est en danger immédiat. "C'est une blessure pas belle du tout, avec l'infection qui arrive je vais devoir engager son pronostic vital dans les prochains jours", a indiqué Mathieu Audren, vétérinaire des deux vaches, à France Bleu.

"On a fait le tour du champ, assurément, les vaches n’ont pas pu se blesser seules de la sorte. Ces blessures sont le résultat de l’action d’un homme", a confirmé Nicolas Garrier au Télégramme.

"On a plusieurs pistes de travail, mais l'intervention d'un tiers ne fait pas de doute. Reste à rassembler les preuves, découvrir les raisons et le nombre d'auteurs de cet acte", a indiqué auprès de la radio le commandant Maldant de la gendarmerie de Vitré, saisie de l'enquête.

Les éleveurs ont porté plainte

Les deux éleveurs propriétaires des génisses ont porté plainte dans la foulée de la découverte du crime. L'une des questions qui les tourmentent tient à la jeunesse des animaux blessés: ceux-ci, plus craintifs, ne sont pas du genre à se laisser approcher par des inconnus. "Pour les approcher la nuit, je ne sais pas comment ils ont fait. On attend les résultats pour savoir si elles ont été endormies à l'aide de sédatifs", a déclaré Eric Poussin à France Bleu. Deux vaches ont aussi été retrouvées empoisonnées dans une localité voisine dimanche. Là aussi, des analyses sont en cours.

Le Télégramme signale qu'au chapitre des mutilations de chevaux, deux enquêtes ont par ailleurs été ouvertes en Ille-et-Vilaine en 2020.

Robin Verner
Robin Verner Journaliste BFMTV