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Des supporters russes condamnés ou expulsés après les rixes de Marseille

Samedi, des rixes ont éclaté entre supporters russes et britanniques à Marseille.

Samedi, des rixes ont éclaté entre supporters russes et britanniques à Marseille. - Leon Neal - AFP

Trois supporters russes ont été condamnés à des peines de 1 à 2 ans de prison ferme pour les violences de samedi à Marseille. D'autres vont même être expulsés.

La justice siffle la fin de la partie. Jeudi, trois supporters russes ont été condamnés à des peines de 1 à 2 ans de prison ferme pour les violences de samedi à Marseille et vingt autres, dont le sulfureux responsable ultranationaliste Alexandre Chpryguine, vont être expulsés.

Ces sanctions tombent au lendemain de tensions diplomatiques entre la France et la Russie provoquées par l'arrestation de ces supporters. Le coup de filet a pourtant été réalisé grâce à des renseignements de la police russe, a assuré le procureur de la République, Brice Robin.

Ces 23 Russes font partie du groupe de 43 supporters contrôlés mardi dans le sud-est de la France dans le cadre de l'enquête sur les rixes de samedi, qui ont assombri le début de l'Euro-2016. Les 20 derniers ont été remis en liberté. Le procureur aurait "aimé" que la coopération avec la Russie "soit plus rapide, mais l'essentiel, c'est qu'elle" ait eu lieu.

35 blessés après ces violences 

Figure de l'association des supporters du Lokomotiv Moscou, Alexeï Erounov, 29 ans, a écopé de la peine la plus lourde, 24 mois ferme, pour sa participation à une "chasse" aux Anglais ultraviolente près du Vieux-Port. Sergueï Gorbatchev (alias "la Brique"), qui dirige à 33 ans un groupe de supporters de l'Arsenal Toula, a été condamné à 18 mois de prison ferme. Nikolaï Morozov (alias "Oeil"), colosse de 28 ans et supporter très actif du Dinamo Moscou, a écopé de 12 mois ferme. Contrairement aux deux autres, il n'apparaît pas sur une vidéo filmée par un hooligan russe lors des violences, qui a été projetée lors de l'audience après être devenue virale sur Youtube.

Les affrontements ont été "en grande partie provoqués par des supporters de nationalité russe, particulièrement violents, qui ont voulu démontrer leur suprématie sur les supporters anglais", a souligné Brice Robin. Ces violences ont fait 35 blessés, majoritairement anglais, dont deux toujours très gravement atteints. Aucun des hooligans russes, pourtant en première ligne, n'a été appréhendé sur le moment. Les enquêteurs examinent toujours les bandes de vidéosurveillance pour retrouver les auteurs de ces agressions dans le cadre d'une enquête pour tentatives d'assassinat.

Un homme vu avec Poutine expulsé

Les vingt autres Russes qui vont être expulsés sont âgés de 25 à 40 ans. Aucune charge pénale n'a été retenue contre eux, mais ils se trouvaient à Marseille pendant les incidents.

L'un d'eux attire particulièrement l'attention: Alexandre Chpryguine, président de l'Association des supporters russes et collaborateur du député Igor Lebedev, membre du parti d'extrême droite LDPR. Chpryguine a déjà été vu en compagnie du président Vladimir Poutine. Au total, il y a eu 68 gardes à vue à Marseille pour des violences liées au football depuis le début de l'Euro. 19 personnes ont été déférées au parquet et 12 condamnées à de la prison ferme. Quatre personnes supplémentaires doivent être présentées vendredi au ministère public.