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Des sex toys près d'une école: la justice décidera le 5 décembre

La boutique "1969, objets désirables" a fermé ses portes.

La boutique "1969, objets désirables" a fermé ses portes. - -

La cour d'appel a mis en délibéré sa décision sur la fermeture décidée en première instance d'une boutique parisienne de sex toys, située à moins de 200 mètres d'une école.

La cour d'appel de Paris a examiné jeudi l'appel du propriétaire d'une boutique chic de sex toys, qui avait été condamné à la fermeture en première instance car elle se situait non loin d'une école.

Le tribunal correctionnel avait estimé que l'installation de cette boutique rue Saint-Martin, dans le centre de Paris, au n°69 (!), contrevenait à l'article 6 de la loi du 5 mars 2007, qui interdit à moins de 200 m tout établissement dont l'activité est la vente d'objets à caractère pornographique.

Canard contre godemichets

Me Richard Malka, avocat de l'ancien gérant du commerce, a rappelé que le texte de loi concernait les objets à caractère pornographique. Or, aucune décision de justice n'a jamais caractérisé un "sex toy" comme un objet pornographique, a pointé le conseil, qui s'est affronté à coup d'objets du magasin avec l'avocat des parties civiles, Me Henri de Beauregard. L'un a produit devant la cour un petit canard en plastique, l'autre...deux godemichets, bien plus explicites.

L'avocat de la défense a également souligné qu'aucun enfant, parent d'élève ou enseignant de l'école élémentaire et du collège Saint-Merri, qui se situaient à 100 mètres environ de la boutique, ne s'était plaint de la présence de ce commerce. C'est l'association chrétienne Le Cler Amour et Famille qui a assigné le gérant en justice. Elle avait obtenu un euro de dommages et intérêts et a formulé la même demande en appel. La décision a été mise en délibéré au 5 décembre.

A. G. avec AFP