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Police-Justice

"Des petits indices qu'on n'a pas trop voulu voir": le fils d'une amie d'enfance du "Grêlé" témoigne

François Verove, 59 ans, a été identifié jeudi post-mortem comme étant le criminel surnommé "le Grêlé", recherché depuis 35 ans.

Recherché depuis 35 ans, "le Grêlé" a été identifié jeudi, post-mortem. Le criminel, dont l'ombre planait sur le meurtre et le viol de Cécile Bloch, 11 ans, en 1986, et sur les morts de Gilles Politi, 38 ans, et d'Irmgard Muller, 20 ans, en 1987, a été retrouvé mort, vraisemblablement par suicide, mercredi dans un appartement du Grau-du-Roi (Gard).

Dans une lettre trouvée à ses côtés, François Verove est passé aux aveux. L'homme de 59 ans, a ensuite été formellement confondu par son ADN, qui correspondait à celui trouvé sur des scènes de crimes.

Dans le sillage de sa mort, des personnes de son entourage se souviennent de cet homme, successivement gendarme puis policier. Il était retraité au moment de sa mort. Thomas (le prénom a été changé), est le fils d'une amie d'enfance de Verove. Sur BFMTV, il fait état de la "relation de confident" entre sa mère et Verove lorsqu'ils étaient plus jeunes et vivaient dans le Nord à Marcq-en-Baroeul.

"Ils avaient de longues discussions"

"Souvent, il venait sonner le soir, parfois même tard, pour demander s'il pouvait rentrer pour discuter avec ma mère", rapporte-t-il.

"Ils avaient de longues discussions parfois, ils se racontaient leurs vies, ce qui se passait bien, ce qui ne se passait pas bien. Ils parlaient beaucoup de leurs états d'âmes, de leurs problèmes", poursuit-il.

Au cours de l'une de ces discussions, "le Grêlé" aurait un jour proposé à sa mère de se suicider ensemble, rapporte Thomas.

"Il y a un soir où ils discutaient de ce qui se passait pas forcément bien dans leur vie, comme tout adolescent parfois on a des problèmes, des états d'âmes, elle lui confiait cela et lui pareil. Il avait parfois des problèmes au niveau de sa famille, avec son père, et un soir il lui propose de se suicider tous les deux. La réaction de ma mère, évidemment, a été un petit peu un choc", témoigne-t-il.

"Monsieur Tout-le-Monde"

Selon lui, sa mère aurait trouvé "étrange qu'il en vienne à faire une telle proposition", sans que toutefois ça ne "brise l'amitié".

"A posteriori, elle se dit quand même qu'il y avait peut-être quelques petits indices qu'on n'a pas trop voulu voir. En tout cas, c'était quelqu'un qui avait l'esprit tourmenté", estime Thomas.

Interrogées par BFMTV, plusieurs personnes qui ont côtoyé François Verove, comme des voisins ou d'anciens collègues, décrivent un "Monsieur Tout-le-Monde", quelqu'un "d'avenant".

>> Retrouvez notre enquête Le Grêlé, 35 ans de traque, ce lundi à 20h50.

Marine Kijek, avec Clarisse Martin