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Démantèlement d'une filière présumée de passeurs de migrants indo-pakistanais

Une filière présumée de passeurs de migrants indo-pakistanais a été démantelée

Une filière présumée de passeurs de migrants indo-pakistanais a été démantelée - Mychele Daniau - AFP

Une filière présumée de passeurs soupçonnés d'avoir fait entrer en France, depuis le Portugal, quelque 4.500 migrants indo-pakistanais en situation irrégulière a été démantelée fin septembre dans les Pyrénées-Atlantiques et en Seine-Saint-Denis par la police aux frontières (PAF).

"Dans la nuit du 26 au 27 septembre, nous avons interpellé sept passeurs de la filière présumée au péage de Biarritz. Le cortège était formé de cinq véhicules et de trente étrangers en situation irrégulière", a indiqué le commissaire Luc Tarayre, directeur départemental de la PAF des Pyrénées-Atlantiques.

"Avec l'aide de l'Office central de la PAF, la tête de réseau et son adjoint ont été arrêtés dans le 93 (Seine-Saint-Denis), le 27 septembre au matin", a-t-il ajouté. "Les passeurs sont d'origine pakistanaise et ils ont obtenu, pour la plupart, la nationalité portugaise", a-t-il précisé.

4.500 étrangers passés en situation irrégulière

Ces arrestations sont le fruit d'une enquête menée depuis un an conjointement par la PAF des Pyrénées-Atlantiques, la police portugaise l'office intergouvernemental de police de l'Union européenne Europol et l'unité de coopération judiciaire de l'UE Eurojust.

Les convois partaient du Portugal, traversaient l'Espagne et franchissaient la frontière française au niveau de Biarritz avant de poursuivre leur route jusqu'en région parisienne. "Durant un an, on estime que 900 véhicules sont passés irrégulièrement. Si on compte cinq personnes par véhicule, cela fait environ 4.500 étrangers passés en situation irrégulière, pour une somme estimée à 1,4 millions d'euros", a précisé Luc Tarayre.

Après avoir été placés en garde à vue dans les locaux de la Juridiction inter-régionale spécialisée (JIRS) à Bordeaux, les neuf passeurs ont été mis en examen pour "aide au séjour et à l'immigration irrégulière en bande organisée". Sept d'entre eux ont été écroués, deux autres ont été placés sous contrôle judiciaire.

la rédaction avec AFP