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Démantèlement d'un réseau de voleurs de cuivre en plein Paris

Manifestation de policiers à Paris le 13 décembre 2016.

Manifestation de policiers à Paris le 13 décembre 2016. - BFMTV

INFO BFM Paris - Les policiers de Seine-et-Marne ont mis à jour un réseau de voleurs de câbles en cuivre pour un montant de 300.000 euros. Les malfaiteurs agissaient dans les égouts en plein Paris. Des vols qui auraient entraîné des ruptures de communications notamment à la préfecture de police de Paris.

Les malfaiteurs avaient fait des égouts leur terrain de chasse, volant des centaines de mètres de câble en cuivre la nuit. Un réseau démantelé par les policiers de Seine-et-Marne, mis au courant en septembre dernier qu'un gang de voleurs de métaux originaire de Melun sévit à grande échelle à Paris depuis février 2016. Fin septembre, les policiers de la sûreté départementale du Val-de-Marne obtiennent une commission rogatoire et vont surveiller pendant trois nuit les suspects. Entre 22 heures et 5 heures du matin, ils les observent arriver à Paris dans des camionnettes et descendre dans les égouts, habillés comme des ouvriers.

A chaque fois les malfaiteurs ouvrent les bouches d'égouts, y descendent pour y découper des centaines de mètres de câbles électriques avant de repartir à bord de leur véhicule. Au cours de cette enquête, les policiers vont géolocaliser leurs téléphones et leurs véhicules, grâce à des balises. Des informations qui leur permettent de les suivre jusqu'à une entreprise de Soignolles-en-Brie où le métal est pesé avant d'être transporté dans un camps de gens du voyage à Guignes. 

Le 8 novembre dernier, 10 personnes sont interpellées dont l'organisateur du trafic et le receleur. Le montant du butin est estimé à 300.000 euros.

Ruptures de communications au ministère de l'Intérieur?

Au-delà de l'ampleur du réseau, ces vols auraient provoqué des dysfonctionnements. D'après nos informations, un vol effectué dans le 8e arrondissement de Paris aurait, le 9 septembre dernier, provoqué la rupture des communications entre les services de l'Etat et des administrations les plus sensibles, en plein état d'urgence. L'Elysée, également situé dans le 8e arrondissement aurait pu être également touché.

"Pour le moment on parle d'une incidence sur la préfecture de police, sur le ministère de l'Intérieur mais il est évident qu'il y a eu d'autres incidences", assure Luc Poignant du syndicat Unité SGP-police FO sur BFM Paris. 

Les suspects interpellés ont tous été présentés au parquet en vue de l'ouverture d'une information judiciaire. L'opérateur Orange, principale victime, a par ailleurs décidé de porter plainte.

C. B avec Dominique Rizet