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"Darknet": arrestation en Gironde d'un pédophile présumé, "l'une des dix cibles prioritaires mondiales"

Ce Français de 40 ans est soupçonné d'avoir administré des sites permettant "à des milliers d'internautes d'avoir accès à des photos ou vidéos à caractère pédopornographique".

Un Français de 40 ans a été interpellé le 7 juillet en Gironde, soupçonné d'avoir administré des sites sur le darknet, la partie cachée d'internet, permettant "à des milliers d'internautes dans le monde d'avoir accès à des photographies ou vidéos à caractère pédopornographique", a annoncé lundi dans un communiqué la procureure de la République de Bordeaux.

Une collaboration avec Europol

"Identifié comme l'une des dix cibles prioritaires mondiales" selon la procureure Frédérique Porterie, l’internaute, domicilié en Gironde, semble en outre “avoir joué un rôle actif dans la production de photographies ou de vidéos à caractère pédopornographique”. Ses agissements avaient été repérés dès 2014.

Son interpellation a été menée par les enquêteurs de l’office central pour la Répression des Violences aux Personnes (OCRVP), de la police judiciaire française, en collaboration avec EUROPOL, en charge de la lutte contre les réseaux pédopornographiques internationaux du darknet. En garde à vue, le quadragénaire a reconnu les faits qui lui étaient reprochés et se trouve en détention provisoire. L'homme est aussi suspecté de viol incestieux.

"D'un haut niveau"

À l’issue de ses auditions, il a été mis en examen le 9 juillet des chefs de “diffusion en bande organisée” et “détention et enregistrement” d’images pédopornographiques, ainsi que “viols incestueux commis sur un mineur par un ascendant”, et “agressions sexuelles incestueuses sur un mineur de 15 ans par un ascendant”, a détaillé la procureure de Bordeaux.

"Il avait des connaissances en informatique extrêmement élaborées. C'était quelqu'un d'extrêmement prudent. Il a un rôle beaucoup plus important que le simple pédophile qui consulte ou télécharge des fichiers pédopornographiques. Là, on est sur des gens qui sont d'un haut niveau", a précisé à BFMTV Eric Berot, chef de l'office central pour la répression des violences aux personnes.
E.T. avec AFP