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Corse: appel au calme après une intervention mouvementée du Samu à Ajaccio

Les ambulanciers ont été la cible d'insultes. (image d'illustration)

Les ambulanciers ont été la cible d'insultes. (image d'illustration) - Philippe Huguen - AFP

Des ambulanciers, intervenant dans le quartier populaire des Cannes dans la nuit de samedi à dimanche, ont été insultés par des jeunes habitants qui ont également lancé des pétards sans les viser directement.

Les autorités veulent éviter de revoir les violences de l'an passé se répéter en ce jour de Noël. Le préfet de Corse-du-Sud, à laquelle se sont joints les dirigeants nationalistes, a appelé au calme après une intervention mouvementée du Samu dans la nuit de samedi à dimanche dans un quartier populaire d'Ajaccio. 

Des ambulanciers, intervenus au domicile d'un habitant du quartier des Cannes, ont été insultés par des jeunes qui ont également lancé des pétards sans les viser directement, a expliqué à l'AFP un professionnel impliqué. "Des gens du quartier qui étaient présents ont calmé les jeunes assez rapidement", a-t-il précisé, appelant au calme au nom des ambulanciers.

Eviter "toute instrumentalisation"

Dénonçant "la prise à partie de personnels du SAMU", Bernard Schmeltz, le préfet de Corse-du-Sud a rappelé "que ces événements sont sans commune mesure avec ceux qui s'étaient déroulés il y a exactement un an - aucune personne n'a en effet été blessée". Le préfet "dénonce toute instrumentalisation qui pourrait en être faite".

Ajoutant que "la sécurité des quartiers de la ville a été renforcée depuis un an", "dans ce contexte, aucune déambulation dans les quartiers d'Ajaccio ne sera tolérée ce jour", prévient Bernard Schmeltz, alors que plusieurs appels à un rassemblement ont été lancés sur les réseaux sociaux.

Un appel au calme auquel s'est associé les professionnels de santé. "Il va de soi que le centre hospitalier d'Ajaccio et les équipes du SMUR ne s'associeront en aucune façon à toute exploitation intempestive de cet incident mineur", a déclaré la direction de l'hôpital de la ville dans un communiqué. Idem du côté des dirigeants nationalistes, alors qu'une dizaine de personnes, seulement, se sont réunies devant la préfecture en fin d'après-midi.

Deux pompiers blessés

Gilles Simeoni, le président de l'exécutif Corse, et Jean-Guy Talamoni, le président de l'Assemblée de Corse, ont eux aussi jugé que le refus des personnels soignants de "toute exploitation ou instrumentalisation de l'incident (devait) conduire à mettre un terme à cette affaire". Ils ont également qualifié "d'affligeant et inacceptable" le fait d'insulter des ambulanciers.

L'an dernier, la journée de Noël avait été émaillé de violences après l'agression de pompiers dans le quartier sensible des Jardins de l'Empereur. Un incendie avait volontairement été allumé pour attirer forces de l'ordre et soldats du feu. En réponse, une manifestation en soutien aux deux pompiers blessés avait dégénérée et conduit au saccage d'une salle de prière musulmane.

J.C. avec AFP