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Convois nucléaires: comment cela fonctionne-t-il?

Le déraillement de Drancy, en Seine-Saint-Denis, ce lundi.

Le déraillement de Drancy, en Seine-Saint-Denis, ce lundi. - -

Un wagon de déchets nucléaires a déraillé sans causer de fuite radioactive, ce lundi à la gare de triage de Drancy, en Seine-Saint-Denis. Si dans ce cas il n'y a pas eu de conséquences graves, les risques posés par ces convois inquiètent.

Depuis plusieurs années, certains écologistes s'élèvent contre les convois nucléaires en France. Denis Baupin, député EELV et vice-président de l'Assemblée nationale, fait partie de ceux-là.

"Qu'est ce qui se passerait en cas d'accident? Voire en cas d'attentat?", interroge l'élu. On a rien prévu en matière d'évacuation et de protection de la population", s'inquiète-t-il.

Les écologistes dénoncent surtout le passage de ces convois dans des zones très peuplées. Illustration avec le déraillement d'un convoi nucléaire ce lundi, en Seine-Saint-Denis. Un wagon transportant des déchets nucléaires a déraillé à la gare de triage de Drancy, à moins de dix kilomètres du centre de Paris. Si aucune fuite radioactive n'a été détectée, les risques posés par un incident demeurent une source d'inquiétude.

"Les risques, ce sont d'abord les rayonnements qui peuvent être dangereux si l'emballage est endommagé, explique Xavier Saint-Marc, membre du réseau "Sortir du nucléaire". Il y a des risques de contamination si la matière radioactive se répand à l'endroit de l'accident."

Areva réalise près de 200 transports de ce type par an

Selon Areva, qui réalise chaque année environ 200 transports de ce type, les trains sont construits pour résister aux conditions extrêmes. Les wagons seraient capables de résister à une "chute de neuf mètres ou à un incendie", assure Julien Duperray, porte-parole du groupe.

Pour manifester leur désaccord face aux convois, les antinucléaires n'hésitent plus à multiplier les blocages. En septembre dernier, le réseau "Sortir du nucléaire" avait bloqué un camion transportant du tétrafluorure d'uranium destiné au site du Tricastin, dans la Drôme. En février, un train transportant des déchets nucléaires en provenance des Pays-Bas et destinés au centre de retraitement d'Areva de La Hague, dans la Manche, avait été également immobilisé par des militants écologistes.

S. D. (vidéo: A. C. et A. A. et C. D. et O. G.)