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Confinement: les appels pour signaler des violences familiales en très forte hausse 

Un enfant utilisant un smartphone.

Un enfant utilisant un smartphone. - AFP

Les appels au 119, le numéro d'urgence pour les enfants en danger, ont presque doublé la semaine passée par rapport à l'an dernier.

Les appels au 119, le numéro d'urgence pour signaler des maltraitances, ont presque doublé la semaine dernière, après un mois de confinement. 14.531 appels ont en effet été recensés du 13 au 19 avril. L'an dernier, à la même période, il y en avait eu 7674, selon des chiffres diffusés par le gouvernement.

Tous les appels en hausse

Les appels urgents sont en augmentation de 60% par rapport à la période d'avant le confinement. Et tous les types d'appels sont en hausse. Les appels des mineurs, victimes eux-mêmes, ont bondi de 80% sur les deux dernières semaines de confinement, par rapport à la même époque l'an dernier. Des amis, grâce aux moyens de communication, signalent également davantage de cas de maltraitance (+58%). Deux types d'appels traités prioritairement par les services. Les signalements des voisins augmentent également de 80%.

"Ces chiffres en augmentation constante depuis début avril attestent de l’efficacité de la campagne de sensibilisation du gouvernement à destination du grand public lancée la semaine du 30 mars 2020 sur l’ensemble des chaines radio, TV et des plateformes en ligne", estiment les ministres de la Justice, de l'Intérieur et le secrétaire d'Etat en charge de la protection de l’enfance dans un communiqué commun.

Alors que les capacités d'écoute des services ont été augmentées de 26% la semaine dernière, ces appels sont davantage transmis aux services de police et de gendarmerie, passant de 8 à 27 appels transmis sur les deux dernières semaines. Au 19 avril, 435 formulaires de signalement en ligne au 119 avaient été traités depuis la mise en place de cette fonctionnalité début avril.

Depuis le début du confinement, les interventions des services de police ou de gendarmerie à domicile pour des différends familiaux ont augmenté de près de 50%. Côté justice, la ministre Nicole Belloubet assure que "la priorité donnée à la lutte contre les violences intrafamiliales a été réaffirmée par les instructions de politique pénale données dans le cadre de la crise sanitaire". A ce jour, 92 enfants ont été placés en urgence.

Justine Chevalier