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Comment faire respecter l'obligation du port du masque?

Un Allemand portant un masque.

Un Allemand portant un masque. - David GANNON / AFP

Le non-respect de l'obligation de porter un masque dans un lieu clos recevant du public va être sanctionné d'une amende de 135 euros. L'arrêté fixant les modalités de cette verbalisation n'a pas encore été pris.

Le cadre légal a été fixé par un décret gouvernemental publié ce week-end. A partir de ce lundi, il est obligatoire de porter un masque dans les lieux clos recevant du public pour lutter contre l'épidémie de coronavirus dont l'augmentation des cas inquiète. En cas de non-respect, les réfractaires vont se voir attribuer une amende de 135 euros.

Sur le papier, les intentions sont là mais pour l'instant l'arrêté fixant les modalités de la verbalisation et le fameux code NATINF - qui donne l'intitulé exact de l'infraction et donc de la contravention - n'est pas encore publié.

"Pour l'instant, nous pouvons faire de la prévention et de la pédagogie", reconnaît un policier.

Déjà, la mesure de limitation des déplacements à 100 km n'était pas entrée en vigueur dès le premier jour du déconfinement.

Des policiers en renfort des services de sécurité

Aux musées, gares, aéroports, salles de réunion et de spectacle, cinémas, restaurants, hôtels, centres de vacances, bibliothèques, lieux de culte, établissements sportifs couverts, déjà concernés par l'obligation de porter un masque, s'ajoute désormais les centres commerciaux, les magasins, les administrations recevant du public, les banques et les marchés couverts tandis qu'un relâchement des gestes-barrières est constaté.

Ces nouveaux lieux concernés par l'obligation de porter un masque sont en grande partie des espaces privés. Les policiers s'attendent donc à contrôler le respect du port du masque soit lors de constatations visuelles, soit, et principalement, si la direction ou le service de sécurité d'un établissement font appel à eux lorsqu'une personne refuse de porter un masque, de quitter les lieux ou a un comportement virulent ou agressif.

"Pour les patrouilles, on ne peut pas se démultiplier, nous irons dans les lieux qui génèrent le plus de flux, de personnes et où il y a le plus de risques de contamination", prévient un policier, citant ainsi les centres commerciaux ou les grandes surfaces si la direction ne s'y oppose pas.

Le port du masque déjà respecté

Depuis la réouverture des lieux publics, le port du masque est obligatoire dans nombre d'entre eux. Le retour d'expérience est positif, et les Français respectueux de cette obligation.

"Le port du masque est obligatoire depuis la réouverture, cette mesure ne pose aucun problème pour les visiteurs qui tous arrivent avec leur masque", explique-t-on au Grand Palais qui a rouvert ses portes le 1er juillet dernier.

Pour les commerçants, les mesures répressives ne seront pas non plus nécessaires. "Les récalcitrants seront très peu nombreux", tranche Francis Palombi, le président de la Confédération des commerçants de France. "Le citoyen est rompu au port du masque, c'est devenu institutionnel." Il se réjouit par ailleurs de l'élargissement de l'obligation du port du masque espérant que ces précautions fassent repartir les ventes.

"Les commerçants de proximité sont là, ils sont prêts et ils respecteront les règles", vante Francis Palombi, invitant ses adhérents à faire un stock de masques pour les clients qui n'en auraient pas.
https://twitter.com/justinecj Justine Chevalier Journaliste police-justice BFMTV