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Chevaux mutilés: un homme placé en garde à vue dans le Haut-Rhin

Un cheval a été abattu d'une balle dans la tête, en Grande-Bretagne, après un différend financier portant sur une somme dérisoire de 37,8 euros. (Photo d'illustration)

Un cheval a été abattu d'une balle dans la tête, en Grande-Bretagne, après un différend financier portant sur une somme dérisoire de 37,8 euros. (Photo d'illustration) - Nicholas Kamm - AFP

Un homme a été arrêté et placé en garde à vue dans le Haut-Rhin dans le cadre de l'enquête sur des chevaux mutilés dans l'Yonne, annonce l'AFP ce lundi après-midi.

Un homme a été arrêté et placé en garde à vue dans le Haut-Rhin dans le cadre de l'enquête sur des chevaux mutilés dans l'Yonne, annonce l'AFP ce lundi après-midi.

L'aide du portrait-robot

D'après une source proche de l'enquete à BFMTV confirmant des informations du Parisien, l'individu, âgé de 50 ans, est suspecté d'avoir attaqué deux équidés dans la nuit du 24 au 25 août dernier. Deux poneys avaient notamment été lacérés à l'arme blanche, l'un sur 50 cm, l'autre sur 25 cm.

Le président du refuge Ranch de l'espoir Nicolas Demajean avait également dû être hospitalisé ayant eu l'avant-bras entaillé à la serpette. Il avait toutefois réussi à dresser le portrait-robot d'un homme "âgé entre 40 et 50 ans", au visage carré et cheveux courts, partagé ensuite par la gendarmerie de l'Yonne.

Aucun lien avec une secte

Interpellé à la frontière allemande, l'homme a déjà été condamné dans une affaire de stupéfiants. D'après nos informations, le suspect a été soupçonné de zoophilie en France et en Allemagne il y a quelques années. Des enquêtes avaient été ouvertes mais l'homme n'a jamais été poursuivi ou condamné.

Etranger au monde équestre, il n'est lié à aucune secte ou mouvement contestataire. Il serait par ailleurs sans emploi. Aucun élément en lien avec l'enquête n'a été retrouvé lors de la perquisition à son domicile.

Des exploitations techniques sont toujours en cours. Les enqueteurs vérifient aussi sa téléphonie et son emploi du temps du jour des faits. Depuis le début de sa garde à vue, le suspect nie totalement les faits qui lui sont reprochés.

Des revendications toujours floues

En déplacement dans l'Oise, où se trouvent de nombreux haras, Gérald Darmanin a affirmé en fin de journée que "153 enquêtes" avaient été ouvertes dans toute la France, dont "une trentaine de faits particulièrement graves".

"Nous ne comprenons pas les revendications", a reconnu le ministre de l'Intérieur, ajoutant que les Français ne devaient "pas se faire justice eux-mêmes".

Par E.P avec AFP