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Châteaurenard: l'agresseur du maire mis en examen pour tentative d'assassinat et écroué

Bernard Reynès avait reçu trois coups de couteau dans le dos lors de la cérémonie du 11 novembre.

Bernard Reynès avait reçu trois coups de couteau dans le dos lors de la cérémonie du 11 novembre. - -

L'homme soupçonné d'avoir poignardé le maire UMP de Châteaurenard lors des cérémonies du 11 novembre a été mis en examen. L'élu avait reçu trois coups de couteau.

L'homme qui avait agressé au couteau le maire (UMP) de Châteaurenard (Bouches-du-Rhône) lundi, lors des cérémonies du 11 novembre, a été mis en examen pour tentative d'assassinat et écroué mercredi, a-t-on appris auprès du parquet d'Aix-en-Provence.

Il a été "présenté au juge d'instruction sur les réquisitions de mise en examen pour tentative d'assassinat sur personne dépositaire de l'autorité publique", en la personne du maire de Châteaurenard Bernard Reynès, a indiqué Dominique Moyal, procureur de la République à Aix-en-Provence.

Incarcéré "dans un établissement de la région"

Le parquet a également demandé sa mise en examen pour violences volontaires ayant entraîné une incapacité temporaire de travail (ITT) de moins de 8 jours, aggravées de deux circonstances: violences commises avec arme et sur personnes chargées de missions de service publique, en l'occurrence un adjoint et une conseillère municipale, qui étaient intervenus.

A l'issue de sa présentation au juge d'instruction, l'homme a été mis en examen pour ces chefs et le mandat de dépôt, requis également par le parquet, a été délivré. Il est donc incarcéré "dans un établissement de la région". "L'instruction suivra son cours et tâchera de déterminer les motivations précises" de son geste, a expliqué Dominique Moyal. Une expertise psychiatrique plus approfondie devrait notamment être conduite et versée au dossier pour l'examen de la personnalité.

"Une parfaite responsabilité de ses actes"

Lors d'un premier examen psychiatrique rapide mardi en garde à vue, un médecin psychiatre avait conclu à l'absence d'altération et d'abolition du discernement chez cette personne, et à une parfaite responsabilité de ses actes.

Le premier édile a reçu trois coups de couteaux dans le dos, mais aucun organe n'a été perforé. Selon la mairie, les trois élus sont "en bonne forme". Un rassemblement, en soutien aux élus agressés, devait se tenir mercredi en fin d'après-midi devant la mairie de Châteaurenard.

M.K. avec AFP