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Cellules incendiées dans une prison pour mineurs, un détenu dans un état grave

Un policier se tient le 12 avril 2011 à l'entrée de la prison pour mineurs de Meyzieu (image d'illustration)

Un policier se tient le 12 avril 2011 à l'entrée de la prison pour mineurs de Meyzieu (image d'illustration) - PHILIPPE MERLE / AFP

Lundi soir, trois détenus d'un centre pour mineurs ont mis le feu à leurs cellules respectives, l'un d'entre eux est gravement blessé.

Trois détenus de la prison pour mineurs de Meyzieu (métropole de Lyon) ont mis le feu à leurs cellules respectives lundi soir, provoquant l'hospitalisation de l'un d'entre eux dont le pronostic vital était toujours engagé mardi, a-t-on appris de source syndicale.

Intoxiqué par les fumées

"Un premier feu assez important s'est déclaré en fin d'après-midi", a indiqué à l'AFP Alain Chevalier, secrétaire régional du syndicat de surveillants Ufap-Unsa. "Pendant ce temps, un autre feu est parti d'un bâtiment différent, puis un troisième encore ailleurs."

L'un des auteurs de l'incendie a dû être évacué dans un état grave, intoxiqué par les fumées. Malgré tout, "l'intervention a été bien gérée", a souligné M. Chevalier. "C'est fréquent que lors d'incendies dans des cellules de 9 mètres carrés, les personnes soient intoxiquées", a-t-il ajouté.

D'après les premières constatations, des fils d'alimentation électrique ont été dénudés à l'arrière de téléviseurs pour provoquer les incendies, a-t-on appris de source policière.

L'établissement temporairement évacué

Un quatrième incendie, moins important celui-ci, s'est déclaré avant que la situation ne soit complètement maîtrisée. 

Les détenus de l'établissement pénitentiaire pour mineurs (EPM), au nombre d'une cinquantaine, ont été temporairement évacués dans la cour de promenade.

"L'EPM de Meyzieu fait partie des établissements dans le Rhône où les violences sont les plus importantes", a précisé M. Chevalier. "Dans les établissements pour mineurs, la nature des violences n'est pas la même. Quand la violence arrive, elle ne prévient pas", a-t-il expliqué.

Deux détenus ont été placés en garde à vue. Le troisième était toujours en réanimation à l'hôpital Édouard-Herriot de Lyon mardi.

C.Br. avec AFP