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Bucarest critique le pécule versé par paris aux roms expulsés

Arrivée à Bucarest de familles de Roms reconduites en Roumanie depuis la France cet été. Bucarest préférerait que les sommes versées par la France aux Roms expulsés soient consacrées à des "projets concrets d'insertion" de cette population, indique le min

Arrivée à Bucarest de familles de Roms reconduites en Roumanie depuis la France cet été. Bucarest préférerait que les sommes versées par la France aux Roms expulsés soient consacrées à des "projets concrets d'insertion" de cette population, indique le min - -

PARIS (Reuters) - Bucarest préférerait que les sommes versées par la France aux Roms expulsés soient consacrées à des "projets concrets...

PARIS (Reuters) - Bucarest préférerait que les sommes versées par la France aux Roms expulsés soient consacrées à des "projets concrets d'insertion" de cette population, dit le ministre des Affaires étrangères roumain, Teodor Baconschi.

La France, qui affirme respecter scrupuleusement le droit européen et ne procéder qu'à des retours volontaires, verse 300 euros par adulte et 100 euros par enfant à chaque reconduite.

"Nous sommes très sceptiques quant à la question du rapatriement volontaire payé", dit Teodor Baconschi dans Le Monde daté de samedi. "Nous ne savons pas à quel point ces retours sont volontaires".

"La France a dépensé 18 millions d'euros pour ces rapatriements: cet argent aurait pu être investi dans des projets concrets d'insertion", ajoute le ministre roumain.

Sur France Info vendredi matin, le ministre français de l'Immigration, Eric Besson, a déclaré que Bucarest avait purement et simplement demandé la suppression de cette aide au retour.

"Le gouvernement roumain nous a dit qu'il trouvait que c'était une mauvaise idée de leur donner de l'argent pour revenir dans leur pays et qu'il nous suggérait de supprimer cette aide au retour volontaire humanitaire", a-t-il expliqué au retour d'une visite en Roumanie.

Les deux pays ont décidé de renforcer leur coopération (envoi de policiers, échange de magistrats), de plaider ensemble la cause des Roms auprès de l'Union européenne et de mettre fin aux polémiques suscitées par le tour de vis sécuritaire décidé par Nicolas Sarkozy fin juillet à l'égard de cette communauté.

La France a expulsé 9.000 Roms depuis le début de l'année, dont un millier en août.

Laure Bretton, édité par Yves Clarisse