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Brétigny: "la SNCF ne fera pas appel si elle est mise en examen"

Guillaume pépy, président de la SNCF, le 11 octobre 2013, à Pantin.

Guillaume pépy, président de la SNCF, le 11 octobre 2013, à Pantin. - -

Guillaume Pépy a déclaré dimanche matin sur Europe 1, que si la SNCF était mise en examen, dans le cadre de l'enquête sur la catastrophe de juillet 2013, elle ne ferait pas appel.

Guillaume Pépy ne se défausse pas. "Si la SNCF est mise en examen, je ne ferai pas appel" a-t-il annoncé, dimanche 8 décembre sur Europe 1.
Au lendemain de la catastrophe ferroviaire de Brétigny-sur-Orge en juillet dernier, Guillaume Pépy avait d'emblée évoqué l'hypothèse d'un choc entre les roues du train et une éclisse. "J'ai dit, dès le départ, que c'est la responsabilité de l'entreprise que je dirige, pas celle de tel ou telle", a-t-il réaffirmé dimanche.

Douze jours après le drame, une information judiciaire pour homicides et blessures involontaires est ouverte par le Parquet d'Evry pour déterminer les raisons du basculement de l'éclisse.

"500 aiguillages" vont être changés

"Concernant l'indemnisation des victimes, c'est aux juges de la décider. Il y aura un procès civil, pour plus de garanties", a également indiqué le président de la SNCF. "Nous avons fait des aides d'urgence, mais qui s'ajouteront aux indemnisations".

"La vérité sur la catastrophe est judiciaire, mais les réponses sont ferroviaires. Il a donc annoncé le changement de "500 aiguillages" et non de 300, comme prévus avant la catastrophe.

Le 12 juillet 2013, à 17h11 précisément, le train Intercités numéro 3657 avait déraillé alors qu'il roulait à 137 km/h. L'accident avait sept morts - trois passagers du train et quatre personnes présentes sur le quai - et des dizaines de blessés. Il s'agit de l'une des pires catastrophes ferroviaires survenues en France depuis une vingtaine d'années.

M. R. et P. C.