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Bouches-du-Rhône: il vole des lance-roquettes et des obus à l'armée

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- - Le camp militaire de Miramas

Un jeune pilleur de train a été interpellé après avoir dérobé plusieurs lance-roquettes et caisses d'obus transportés dans un wagon ordinaires. Le voleur avait pour objectif de les revendre.

Quatre lance-roquettes antichars et autant de caisses d’obus capables de pénétrer les blindages. C’est un impressionnant butin qui a été saisi dans les Bouches-du-Rhône chez un jeune homme de 23 ans, mercredi dernier. Après avoir été interpellé par les gendarmes, l’individu a été mis en examen vendredi à Aix-en-Provence pour "vol aggravé, détention et transport d’armes de guerre", révèle Le Parisien.

Le vol a été commis dimanche dernier depuis un train de marchandises qui traversait la France entre la base militaire de Miramas, dans les Bouches-du-Rhône, et celle de Brienne-le-Château, dans l'Aube. Selon les premiers éléments de l’enquête, les caisses contenant les armes et autres munitions n’étaient "ni plombées, ni sécurisées".

Un habitué des vols de fret

Les gendarmes de la section de recherches de Marseille, auxquels l'enquête a été confiée, ont pu rapidement identifier le voleur présumé et remonter jusqu'à lui: coutumier des vols de fret, il "repérait les conteneurs isolés" pour y dérober du matériel avant de le revendre, selon une source proche du dossier. L’enquête doit désormais permettre de savoir si le voleur, habituellement concentré sur le vol et la revente de matériel hi-fi, est tombé sur ce matériel par hasard, où s’il cherchait précisément à mettre la main sur ces armes.

"Il s'agit d'un pilleur de train, un peu spécialisé, qui a observé avec attention le rythme des convois de marchandises", précise cette même source. 

Cette affaire interroge sur la sécurisation du transport de matériel sensible. En effet, ce n’est pas la première qu’un tel vol a lieu. En juillet 2015, des explosifs avaient été dérobés au centre de stockage de munitions militaires de Miramas. Un an plus tard, c’est à la base militaire d’Istres que des caisses contenant des éléments d’armes de poing et d’épaules avaient été volées. En janvier 2017, un porte-engin ainsi qu’un tractopelle de l’armée disparaissaient près de la même base militaire d’Istres.

P.L avec AFP