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Bernard Tapie sera entendu par la police la semaine prochaine

Bernard Tapie affirme n'avoir reçu aucune convocation de la police.

Bernard Tapie affirme n'avoir reçu aucune convocation de la police. - -

Bernard Tapie doit être entendu par la police la semaine prochaine dans l'enquête sur l'arbitrage dont il a bénéficié dans son litige avec le Crédit lyonnais et dans laquelle trois protagonistes ont été mis en examen pour escroquerie en bande organisée, de source proche de l'enquête.

Bernard Tapie doit être entendu par la police la semaine prochaine dans l'enquête sur l'arbitrage dont il a bénéficié dans son litige avec le Crédit lyonnais et dans laquelle trois protagonistes ont été mis en examen pour escroquerie en bande organisée.
Selon une source proche du dossier, Bernard Tapie pourrait être entendu « en début de semaine, lundi ou mardi ». Bernard Tapie a indiqué ne pas avoir reçu de convocation et son avocat Me Maurice Lantourne a de son côté affirmé ne pas être au courant. Les juges qui enquêtent sur cet arbitrage le soupçonnent d'avoir été faussé. Stéphane Richard, le PDG d'Orange, et ex-directeur de cabinet de l'ancienne ministre de l'économie Christine Lagarde, l'ancien patron du Consortium de réalisation Jean-François Rocchi, et l'un des juges arbitraux Pierre Estoup, ont été mis en examen pour escroquerie en bande organisée dans ce dossier.

Bernard Tapie ne se souvient pas d'une réunion à l'Elysée

Le tribunal arbitral a décidé en juillet 2008 d'octroyer à Bernard Tapie 403 millions d'euros, intérêts compris, pour mettre fin au différend entre les deux parties né de la vente d'Adidas.
Le 29 mai, l'un des trois juges du tribunal arbitral, Pierre Estoup, a été le premier mis en examen pour escroquerie en bande organisée. Un moment clé de l'affaire paraît être une réunion tenue à l'été 2007 en présence de Stéphane Richard, le secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant, et M. Rocchi. MM. Rocchi et Richard ont été mis en examen le 12 juin. Une source proche de l'enquête a indiqué le 13 juin que M. Richard avait affirmé aux enquêteurs, lors de sa garde à vue, que Bernard Tapie était présent à cette réunion à l'Elysée destinée à mettre en place la procédure d'arbitrage plutôt que de s'en remettre à la justice. Bernard Tapie avait déclaré ne « pas se souvenir d'une réunion à cette date », qui selon lui ne pouvait pas « être une réunion de validation, mais d'information ». M. Richard, alors directeur de cabinet de Christine Lagarde, et Jean-François Rocchi, alors patron du Consortium de réalisation (CDR) chargé de gérer le passif du Crédit lyonnais, assistaient également à cette réunion avec François Pérol et Claude Guéant. Christine Lagarde, qui fait l'objet d'une enquête de la Cour de justice de la République (CJR), a échappé à une mise en examen en étant placée sous statut de témoin assisté. Un statut provisoire qui peut à tout moment évoluer, y compris vers une mise en examen, note un connaisseur du dossier.

La Rédaction avec AFP