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BAC nord de Marseille : 12 fonctionnaires de police en garde à vue

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L'Inspection générale de la police nationale, a mené ce mardi matin une perquisition dans les locaux de la BAC Nord de Marseille pour une affaire présumée de corruption.

L'IGPN, la police des polices, a perquisitionné les locaux de la Bac nord de Marseille ce mardi matin. Plusieurs policiers ont été interpellés et vont être entendus dans le cadre d'une affaire de corruption.

Quatre fonctionnaires de police marseillais ont été placés en garde à vue mardi matin et huit autres en fin d'après-midi. Il s'agit d'enquêteurs qui ne sont pas officiers de police judiciaire, a souligné le magistrat, indiquant que d'autres interpellations étaient prévues.

Selon l'enquête ouverte il y a plusieurs mois suite à des dénonciations internes, des policiers seraient soupçonnés de vol, d'extorsion en bande organisée. Ils sont aussi accusés de détention, d'acquisition et de transport de stupéfiants.

Les vestiaires des policiers fouillés

Selon le porte-parole de la DGPN, Pascal Garibian, les enquêteurs ont agi dans le cadre d'une commission rogatoire des juges marseillais Patricia Krummenacker et Caroline Charpentier, visant notamment des faits de "vols et extorsions en bande organisée, violences aggravées, acquisition et transport de stupéfiants".

Le parquet de Marseille, qui n'était pas joignable dans l'immédiat, avait ouvert une enquête préliminaire début 2012.

Enquête suite à des dénonciations internes

Selon une source proche du dossier à Marseille, cette affaire fait suite, notamment, à des dénonciations faites par un policier dans la presse locale, quelques semaines après sa révocation en mars.

Ce policier d'une trentaine d'années avait été révoqué "pour une histoire de dealer interpellé, qu'il avait relâché avec des produits stupéfiants et sans en informer ni sa hiérarchie ni le parquet", a précisé la même source.

"On est dans le cadre normal d'une enquête, pour voir si les faits allégués se vérifient et si on retrouve des stupéfiants ou de l'argent ayant pu être prélevés au profit de certains collègues de la BAC", a ajouté cette même source.

M.B. avec AFP