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Attentat de Nice: un ancien adjoint d'Estrosi l'accuse des failles de sécurité

Christian Estrosi est accusé d'avoir manqué à ses obligations.

Christian Estrosi est accusé d'avoir manqué à ses obligations. - Valery Hache - AFP

Christian Estrosi a-t-il une responsabilité dans les failles de sécurité qui ont permis l'attentat de Nice? Selon l'un de ses anciens adjoints, l'élu des Républicains n'a pas pris les mesures nécessaires.

Une semaine après l'attentat qui a coûté la vie à 84 personnes sur la promenade des Anglais, à Nice, la question des responsabilités de chacun agite la classe politique. Alors que Libération accuse l'exécutif d'avoir menti sur le rôle de la police nationale, Christian Estrosi est lui aussi au centre de l'attention. L'un de ses anciens adjoints l'accuse nommément d'avoir failli à sa mission. 

Adjoint à la sécurité et aux transports

Christian Estrosi accuse depuis une semaine l'exécutif d'être responsable de l'attentat du 14 juillet. Selon le président de la région PACA, c'est l'Etat qui aurait dû assurer la sécurité de la promenade des Anglais, sécurité qui n'était, selon lui, pas suffisante. Or, depuis qu'il est redevenu adjoint au maire, laissant son poste à Philippe Pradal, Christian Estrosi est en charge de la sécurité et des transports. Ce qui a poussé l'exécutif, Manuel Valls en tête, à s'interroger sur le rôle de la municipalité dans la sécurisation de l'événement

Le 16 juillet, soit deux jours après l'attentat, Christian Estrosi s'interroge dans Nice Matin. Pourquoi n'y avait-il pas de blocs de béton pour bloquer l'accès à la promenade des Anglais? L'édile explique que ce dispositif efficace avait pourtant été mis en place lors de l'Euro de football, et pointe sans le nommer l'Etat, qui aurait dû selon lui réitérer l'expérience. 

La mairie responsable?

Le 20 juillet pourtant, un ancien adjoint de Christian Estrosi l'accuse de mentir. Selon Benoît Kandel, conseiller municipal de Nice, c'est la mairie qui a la responsabilité de ces blocs de béton. Et l'ancien adjoint au maire avance pour étayer son accusation un argument de poids: c'est lui-même qui a commandé le camion censé transporter ces blocs.

Si Christian Estrosi n'a pas encore répondu aux accusations de son collègue, ce n'est pas la première fois qu'il en est la cible. Dans la journée du 20 juillet, Benoît Kandel a posté un deuxième message du même calibre que celui-ci. Dans l'autre post Facebook, l'élu s'interroge: 

"Pourquoi ces blocs de béton n'ont-ils pas été utilisés pour protéger la zone piétonne de la Promenade puisqu'on avait soit disant bien identifié la menace?"

P.A.