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Attaques de Paris: ces fausses informations qui circulent

Face à la confusion des événements de nombreuses informations circulent depuis vendredi.

Face à la confusion des événements de nombreuses informations circulent depuis vendredi. - Frederick Florin - AFP

Alors que de véritables scènes de chaos se sont déroulées à Paris vendredi soir, dans la confusion, de nombreuses informations ont circulé, notamment sur les réseaux sociaux. Une manière pour certains de faire circuler rumeurs ou intox.

Fin octobre, le gouvernement a publié un guide "Médias Sociaux en Gestion d'Urgence", ou comment se servir des réseaux sociaux en cas d'événement particulier, avec pour ambition de faire adopter une attitude responsable et citoyenne aux Français. Car, encore une fois lors d'une catastrophe, les attaques de Paris de vendredi soir ont connu leur lot de mauvaises informations ou de rumeurs. Créant parfois confusion et panique. Voici les fausses infos que vous avez peut-être vu circuler ces dernières heures.

> La fusillade à l'hôtel Pullman avenue de Suffren

Au lendemain des attaques de Paris, la Toile s'agite samedi soir alors que des coups de feu sont signalés dans le VIIe arrondissement à Paris. Une fusillade aurait éclaté à l'hôtel Pullman. Le quartier est bouclé, les forces de l'ordre déployées. Après une vingtaine de minutes d'interrogations, l'information tombe: il s'agit d'une fausse alerte après un canular.

> L'intervention du RAID à Strasbourg

Tout est parti d'un tweet, repéré par Le Monde. Le message provient du compte Le Masculite et parle de 30 kalachnikovs saisies à Strasbourg où un attentat était prévu. "Le RAID est présent", précise le média. Partagé des milliers fois, l'information est totalement fausse et consiste uniquement à faire le buzz au moment même où la France est confronté à un terrible drame.

> La photo de l'un des assaillants publiée sur Instagram

La prise d'otages est encore en cours au Bataclan que les réseaux sociaux commencent déjà à s'agiter. Aucune information n'a encore filtré quant à l'identité ou le nombre d'assaillants, qu'une photo devient virale. Son tort: être accompagnée d'un message troublant:

"Lorsque vous verrez cette photo sur BFM, il sera trop tard."

Des mots qui pourraient être ceux d'un kamikaze sauf que son auteur semble n'avoir aucun lien avec les attentats de Paris. L'homme s'est lui-même présenté à la police samedi. Il a été placé en garde à vue.

> Des tirs entendus à Châtelet, Belleville, Trocadéro

Dans la confusion, de nombreuses voix ont signalé des coups de feu dans plusieurs quartiers de la capitale. Certaines sources citaient Châtelet, Belleville ou Trocadéro où des fusillades auraient eu lieu alors que le bilan de celles dans le Xe, au Bataclan et au Stade de France était encore provisoire. 

Rien de tout ça n'a été confirmé par la suite par les autorités.

> L'Empire State Building aux couleurs de la France

Les hommages du monde entier sont nombreux après les attaques de Paris. A Londres, Sydney ou Shanghai, le bleu, blanc, rouge a recouvert les principaux bâtiments. Sauf qu'à New York, non, l'antenne de l'Empire State Building n'a pas pris les couleur du drapeau tricolore comme de nombreux internautes l'annoncent sur les réseaux sociaux.

En revanche, la Grosse Pomme a bien apporté son soutien aux victimes mais sur le site du nouveau World Trade Center.

> L'incendie dans la "jungle" de Calais

Un incendie se serait déclenché peu après minuit samedi dans la "jungle" de Calais, brûlant 2.500 m2 de tentes et de cabanons, sans faire de victime Certains médias, surtout britanniques, se sont empressés de faire un lien rapide avec les attaques de Paris. Obligeant alors la préfecture à assurer que l'incendie n'était pas lié aux événements de Paris car "c'est un feu d'origine électrique".

J.C.