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Attaque à Paris: Darmanin a demandé au préfet de police de "renforcer la sécurisation de nombreux sites"

En déplacement dans une synagogue à Boulogne-Billancourt, le ministre de l'Intérieur a assuré que "le gouvernement n'a pas baissé la garde" deux jours après l'attaque au hachoir devant les anciens locaux de Charlie Hebdo à Paris.

"Nous sommes dans une situation extrêmement critique." Gérald Darmanin, en déplacement ce dimanche dans une synagogue à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), deux jours après l'attaque qui s'est déroulée rue Nicolas-Appert dans le XIe arrondissement de Paris.

"Le ministre de l'Intérieur est là pour rappeler la réalité aux Français. Nous somme dans une situation extrêmement critique, nous sommes en guerre contre le terrorisme islamique et peut-être que nous l'avons collectivement un peu mis derrière nous", a-t-il déclaré à l'occasion d'une visite de synagogue à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) pour la fête juive de Yom Kippour.

"Les juifs sont particulièrement la cible des attentats islamistes", a-t-il ajouté, parlant de "774 points" (écoles, synagogues) qui sont protégés" et plus de 7000 policiers et militaires mobilisés ce dimanche pour Yom Kippour.

Vers plus de sécurité pour les lieux sensibles

Deux jours après l'attaque au hachoir qui a fait deux blessés graves devant les anciens locaux de Charlie Hebdo à Paris, il a rappelé que "32 attentats" avaient été déjoués depuis trois ans. "C'est à peu près un par mois", a-t-il insisté. Un acte terroriste qui survient en plein procès des attentats de janvier 2015, et qui a notamment soulevé de nombreuses interrogations, comme l'absence de mesures de sécurité dans la rue où se trouvait les anciens locaux de l'hebdomadaire satirique. Sur ce sujet, Gérald Darmanin préfère affirmer que "beaucoup de lieux sont sécurisés".

"Il y a des milliers de policiers qui surveillent notamment le procès", a notamment annoncé le ministre de l'Intérieur, avant d'annoncer qu'un effort supplémentaire a toutefois été demandé aux forces de l'ordre: "J'ai demandé au préfet de police de renforcer la sécurisation de nombreux sites, y compris des sites symboliques."

"Le gouvernement n'a pas baissé la garde"

"Les forces de police, en moins d'une heure, ont interpellé le principal accusé", a ajouté le ministre, saluant la "grande efficacité" de la préfecture de police de Paris.

L'homme fort de la Place Beauvau a assuré par ailleurs que "le gouvernement n'a pas baissé la garde" et que "le président de la République a lui-même souhaité de nombreuses forces supplémentaires".

Vendredi soir dans le journal de 20h de France 2, Gérald Darmanin avait pourtant expliqué avoir "demandé au préfet de police de nous dire pourquoi nous avons sous-évalué la menace dans cette rue. Quand il y a eu un attentat, c'est qu'on aurait pu faire mieux, évidemment". Une accusation à laquelle s'est défendue la préfecture de police dès samedi.

Hugues Garnier Journaliste BFMTV