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Assassinat de Farida Hammiche: Michel Fourniret condamné à la perpétuité

Michel Fourniret lors de son procès à la cour d'Assises de Versailles, le 13 novembre 2018.

Michel Fourniret lors de son procès à la cour d'Assises de Versailles, le 13 novembre 2018. - Benoît Peyrucq - AFP

Michel Fourniret et son ex-femme Monique Olivier étaient jugés pour l'assassinat de Farida Hammiche en 1988 afin de lui dérober le trésor du "gang des postiches".

La peine maximale, la perpétuité, a été prononcée ce vendredi soir par la cour d'assises de Versailles à l'encontre de Michel Fourniret, jugé pour l'assassinat de Farida Hammiche, en 1988, qu'il avait tuée dans le but de lui voler le trésor du "gang des postiches".

Son ex-femme Monique Olivier, qui était jugée avec lui, a quant à elle été condamnée à 20 ans de prison pour complicité. 

Le procès, décrit comme "hors norme", était en réalité sans grand enjeu puisque Michel Fourniret et son ex-femme Monique Olivier ont déjà été condamnés à la perpétuité en 2008 pour le meurtre de sept jeunes filles et femmes. Monique Olivier est libérable en 2032. Michel Fourniret ne le sera potentiellement jamais.

Pas d'indication sur l'emplacement du corps

La cour d'assises a partiellement suivi les réquisitions du ministère public qui avait demandé la peine maximale pour les deux accusés. Monique Olivier a été condamné à 20 ans notamment en raison de "ses aveux passés", qui ont permis de révéler l'affaire a précisé la cour.

Les quatre jours de ce procès "hors norme" comme l'a qualifié Yolaine Bancarel, l'avocate de la famille Hammiche, n'auront toutefois pas permis de lever le voile sur la principale zone d'ombre, à savoir l'endroit où Michel Fourniret a dissimulé le cadavre.

Cet assassinat est le seul crime crapuleux imputé jusque-là au tueur en série, afin de dérober à la victime un stock d'or, déterré dans un cimetière du Val-d'Oise par Farida Hammiche et l'accusé. C'est le braqueur Jean-Pierre Hellegouarch, mari de Farida Hammiche et ancien compagnon de cellule de Fourniret, qui leur avait révélé le lieu de la cache, alors qu'il se trouvait lui-même sous les verrous.

Ce trésor aurait pu appartenir au "gang des postiches", une célèbre équipe de braqueurs des années 1980, sans que cela n'ait jamais pu être établi avec certitude.

A.S. avec AFP