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Angoulême: un bus attaqué par une trentaine de jeunes

Mercredi en fin de journée, un groupe de jeunes armés de battes de base-ball et de sabres ont pris d'assaut un bus d'Angoulême. Le trafic est à l'arrêt.

Mercredi à Angoulême, un bus a été violemment attaqué par une trentaine de jeunes, armés de battes de base-ball et de sabres japonais. Ils ont "tapé sur le bus, voulant s'en prendre à des jeunes" qui étaient à l'intérieur du véhicule, selon le communiqué de la société des transports du grand Angoulême (SGTA).

Le chauffeur, un jeune de 26 ans fraîchement embauché sur cette ligne, a alors décidé de n'ouvrir que les portes avant, pour faire sortir les voyageurs qui voulaient descendre à l'arrêt, ce qu'ils ont pu faire sans être inquiétés. Il a aussi actionné sa pédale de détresse, qui a pour effet d'alerter le central de la STGA, qui, dès lors, peut localiser et entendre ce qui se passe dans le bus, a précisé la société publique locale.

Le maire réclame des renforts policiers

Personne n'a été blessé et le bus a pu reprendre sa route, mais avec des vitres et des portes arrière brisées. Le central de la STGA a alerté la police, qui s'est rendue sur les lieux, mais les agresseurs avaient disparu. Le bus a été changé quelques arrêts plus loin, et le conducteur relevé. Il a été mis au repos jeudi et devrait être reçu par sa direction vendredi.

A la suite de l'incident "particulièrement violent et inquiétant", plusieurs des 180 conducteurs de la STGA ont souhaité exercer leur droit de retrait, mais c'est tout le réseau desservant 16 communes qui a été arrêté pour 24 heures jeudi, "dans une décision partagée entre salariés et direction, pour marquer leur inquiétude et incertitude", a dit le directeur de la STGA Patrice Grand. "Je ne peux pas imaginer que les conducteurs reprennent aujourd'hui avec un compteur remis à zéro, en se disant que tout va bien et qu'il n'y a pas de risque", ajoute-t-il. 

Le maire LR Xavier Bonnefont réclame quant à lui des renforts policiers sur certaines zones de la ville: "on est passé à un nouveau stade [de violence], on est inquiets et on demande à ce que l'Etat accepte de donner des solutions nouvelles pour renforcer les effectifs", explique-t-il à BFMTV. "La situation ne peut plus durer". 

A. K.