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Agression antisémite de Villeurbanne : le principal suspect s'est rendu

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Le principal suspect dans l'agression de trois jeunes juifs samedi dernier à Villeurbanne s'est présenté de lui-même à la police ce jeudi. Il a été immédiatement placé en garde à vue. Il serait l'auteur des coups de marteau portés contre les victimes.

L'auteur présumé des coups de marteau infligés à des jeunes juifs portant la kippa, lors d'une agression samedi à Villeurbanne, s'est présenté jeudi au commissariat de police et a été placé en garde à vue, a-t-on appris de source policière.
L'homme, âgé d'une vingtaine d'années, « s'est présenté de lui-même » au commissariat dans l'après-midi, selon cette source qui a précisé qu'au total cinq personnes se trouvaient en garde à vue dans le cadre de cette enquête.

« Il est dans la dénégation totale »

Cet homme est « comme les autres personnes en garde à vue, dans la dénégation totale », a précisé la source policière. Mais selon les éléments de l'enquête, « il est bien celui qu'on considère comme ayant fait usage du marteau », a-t-elle ajouté.
Mercredi, deux jeunes s'étaient rendus à la police, quatre jours après cette agression qui a été condamnée par la classe politique et l'ensemble des cultes. Un troisième agresseur présumé a été placé en garde à vue mercredi soir et un quatrième, frère de l'un des deux premiers, a été interpellé jeudi matin. Samedi vers 18H30, trois jeunes âgés de 18, 23 et 24 ans, coiffés d'une kippa, se rendaient à un office religieux à l'école juive Beth Menahem, à Villeurbanne, lorsqu'ils ont été « insultés et bousculés par trois individus ». Les agresseurs, rejoints par une dizaine de personnes, étaient revenus à la charge. S'en était suivi un « échange de coups » durant lequel « deux des trois jeunes » juifs avaient reçu « un coup de marteau et un coup de barre de fer au niveau de la tête », selon la police. Le troisième jeune juif avait été frappé au bras. A leur sortie de l'hôpital samedi soir, les trois victimes avait déposé plainte et la police avait ouvert une enquête.

La Rédaction avec AFP