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Affaire Olivier Duhamel: le préfet Marc Guillaume démissionne de ses fonctions à Sciences Po

Marc Guillaume, le préfet d'Île-de-France. (Photo d'illustration)

Marc Guillaume, le préfet d'Île-de-France. (Photo d'illustration) - STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Cette démission intervient après les révélations de Camille Kouchner, qui dénonce les agressions incestueuses qu'aurait imposées son beau-père, Olivier Duhamel à son frère jumeau à la fin des années 1980.

Le préfet d'Ile-de-France Marc Guillaume a annoncé ce mercredi à l'AFP démissionner des fonctions occupées dans "des établissements" où il a "travaillé avec Olivier Duhamel", dont Sciences Po, tout en assurant qu'il ignorait "totalement" les accusations d'inceste visant le constitutionnaliste.

"Fréquentant Olivier Duhamel depuis des années, je me sens trahi et condamne absolument ces actes", a indiqué Marc Guillaume dans un bref communiqué.

Démission de toutes ses fonctions présidées par Duhamel

Marc Guillaume, ancien secrétaire général du gouvernement de 2015 à 2020, quitte ainsi ses fonctions au conseil d'administration de la Fondation nationale des sciences politiques (FNSP), dirigée par Olivier Duhamel. Il abandonne également ses responsabilités de co-directeur de la revue Pouvoirs, fondée par l'universitaire, et de vice-président de l'élitiste club du Siècle, également présidé par Olivier Duhamel.

Ces démissions sont la répercussion des révélations faites dans le livre "La Familia grande" (Ed. Seuil) de Camille Kouchner, qui dénonce les agressions incestueuses qu'aurait imposées son beau-père, Olivier Duhamel, aujourd'hui âgé de 70 ans, à son frère jumeau quand il était adolescent à la fin des années 1980.

"J'ignorais totalement l'existence de tels crimes"

Depuis lors, la question se pose d'une possible chape de silence autour des actes d'Olivier Duhamel, homme de réseaux et d'influence. Dans ce cadre, des appels à la démission ont visé le directeur de Sciences Po Frédéric Mion, qui a admis avoir été alerté dès 2019.

Selon Le Monde, ce dernier avait initialement confié son intention d'avertir Marc Guillaume. Interrogé par le quotidien, Frédéric Mion a toutefois démenti l'avoir fait, arguant qu'un "secrétaire général du gouvernement n'est pas chargé de la prévention de crimes sexuels".

"J'ignorais totalement l'existence de tels crimes avant la parution de ce livre et des articles l'annonçant", abonde Marc Guillaume dans son communiqué.
S.B.-E. avec AFP