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Affaire Fouillot-Daval: l'avocat de Jonathann affirme qu'il "acceptera le montant auquel il sera condamné"

La famille d'Alexia Fouillot réclame à Jonathann Daval plusieurs centaines de milliers d'euros au titre de leur préjudice moral. Des sommes que le condamné semble enclin à verser, selon son avocat.

"Jonathann Daval est étranger à ce débat." Ce débat sur le volet civil qui occupe désormais la justice dans l'affaire Fouillot-Daval. La famille de la victime, tuée par son époux en 2017, lui réclame plusieurs centaines de milliers d'euros au titre de leur préjudice moral et économique.

"Il acceptera le montant auquel il sera condamné, comme il l'a fait avec sa condamnation pénale", affirme ce lundi sur BFMTV l'avocat de l'auteur de ce féminicide, Me Randall Schwerdorffer.

Des sommes "disproportionnées"

Mais, sur cette question qui pourrait valoir plus de 600.000 euros à Jonathann Daval, son conseil "ne peut pas laisser tout faire", estimant que les indemnités réclamées sont "disproportionnées".

Les parents d'Alexia Fouillot demandent 360.000 euros et mettent notamment en avant "le caractère médiatique hors norme de l'affaire". Un argument irrecevable aux yeux du conseil: "Il y a eu une participation active, avant et pendant le procès, de la part de tous ces acteurs, y compris des parties civiles. Quand cette médiatisation a été volontaire, on ne peut pas se prévaloir d'un préjudice", estime Me Schwerdorffer.

La soeur et le beau-frère de la victime réclament quant à eux 230.000 euros pour les mensonges de Jonathann Daval qui a, un temps, accusé Grégory Gay (le beau-frère) d’être le protagoniste d’un complot familial.

"C'est vrai, mais cela ne regarde pas l'indemnisation qui n'est que la conséquence de l'homicide. Il confond l'indemnisation de l'homicide et l'indemnisation d'une dénonciation calomnieuse, ce n'est pas du tout la même affaire", défend Me Schwerdorffer.

Décision rendue le 25 mai

Et d'ajouter: "Pour Grégory Gay, le montant est également disproportionné car les liens qu'il avait avec Alexia étaient des liens de courtoisie, mais il n'entretenait aucune affection particulière avec sa belle-soeur."

La question a été débattue ce lundi par la cour d'assises de Haute-Saône qui a décidé de mettre sa décision en délibéré au 25 mai, indique à BFMTV.com Me Jean-Hubert Portejoie, l'un des avocats de la famille Fouillot.

Ambre Lepoivre Journaliste BFMTV