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Affaire Augustin: une deuxième adolescente contredit la version du jeune homme

Augustin, 17 ans.

Augustin, 17 ans. - BFMTV

Deux adolescentes contredisent la version avancée par les proches d'Augustin. Elles réfutent le terme de "lynchage".

Une deuxième adolescente a remis en cause la version avancée depuis dimanche sur les réseaux sociaux autour de l'agression d'Augustin à Lyon place Bellecour. Le jeune homme de 17 ans dit avoir été victime d'un déferlement de violences après avoir voulu défendre deux jeunes filles qui se faisaient agresser par cinq individus.

Entendue par les services de police, la jeune fille a indiqué que le groupe de jeunes mis en cause par le jeune homme de 17 ans, les avait, elle et son amie, draguées lourdement, sans toutefois les agresser. Augustin a alors voulu les défendre, a poursuivi l'adolescente, c'est alors qu'il aurait pris un unique coup de poing par un seul individu.

"Tout a été exagéré"

Mardi, une première jeune fille avait déjà avancé cette version devant les policiers du commissariat du IIe arrondissement de Lyon, en charge de l'enquête. "Tout a été exagéré sur les réseaux sociaux", a-t-elle déclaré sur BFMTV, rejetant le terme de "lynchage".

Ce mercredi après-midi, le parquet de Lyon confirme un unique "coup de poing au niveau du visage", qui a nécessité une opération de la mâchoire. "Le médecin légiste l’ayant examiné ce jour à la demande du parquet a constaté une fracture mandibulaire, ainsi qu'une lésion dentaire", précise le parquet dans un communiqué. L'ITT a été fixée à 21 jours.

Plusieurs personnes ont été entendues par les enquêteurs à commencer par Augustin. Il a expliqué être intervenu car il pensait que les jeunes filles étaient importunées. Il a expliqué avoir reçu "un coup de poing dans la mâchoire" et indiquait avoir eu le sentiment d'en recevoir un second, sans en être sûr. Le parquet note également que l'enquête à détemriner que des insultes ont été échangées avant que le jeune homme reçoive un coup.

Les doutes des enquêteurs

Cette affaire a pris une large ampleur après la publication dimanche d'un message sur Facebook et Instagram du frère d'Augustin. Il évoquait l'agression de son jeune frère vendredi soir par "5 racailles colorées". "A 5 contre lui avec tout l'honneur d'un homme, ils l'ont fracassé gratuitement sans que personne n'intervienne, ni pour les filles, ni pour lui", écrivait-il encore dans son message.

Avant ces témoignages, les enquêteurs avaient déjà des doutes sur le déroulé des faits. Aucun appel n'a été passé à la police ou aux pompiers le vendredi, soir de l'agression. Par ailleurs, Augustin a porté plainte le dimanche, soit deux jours après les faits, à la gendarmerie de Fontaines-sur-Saône. Un appel à témoins avait été lancé par la police de Lyon, compétente géographiquement pour enquêter sur les faits.

Avant les conclusions de l'enquête judiciaire, l'affaire a alors été reprise par de nombreux responsables politiques de droite et du Rassemblement national.

Justine Chevalier avec Cécile Ollivier