BFMTV

7 tonnes de cannabis à Paris: un indic comme principal suspect

De la résine de cannabis (photo d'illustration)

De la résine de cannabis (photo d'illustration) - Philippe Huguen - AFP

L’homme, âgé de 39 ans, très connu des services de police et originaire de Mulhouse, est présenté comme un des "ténors" du trafic de haschich en France alors que sept tonnes de cannabis avaient été retrouvées à Paris le week-end passé, constituant la plus grosse saisie jamais réalisée dans la capitale.

C'est une saisie record: dimanche dernier à Paris, François Hollande pose avec les enquêteurs de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières et quelques échantillons des sept tonnes de cannabis saisies dans le 16e arrondissement de Paris.

Une semaine plus tard, l'enquête a pris un tournant inattendu, rapporte Le Parisien ce dimanche: le premier suspect identifié pouvait être en "relation directe" avec les policiers de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (Ocrtis) qui avait pris le relais pour mener l'enquête. En clair, il pourrait s'agir d'un indicateur qui n'a pas dans cette affaire joué son rôle.

Un des "ténors" du haschich

L’homme, âgé de 39 ans, très connu des services de police et originaire de Mulhouse, est présenté comme un des "ténors" du trafic de haschich en France, assurant notamment "toute la logistique du transport sécurisé de la drogue entre le Maroc et la France", explique le quotidien.

"Condamné à treize ans de prison en 2011 - après son interpellation, en 2009, en Espagne alors qu’il était en cavale - il a été remis en liberté il y a un an, avant d’élire domicile quelque part en région parisienne".

Entre 6 et 12 tonnes par mois

Régulièrement, son nom revenait des affaires de drogue importantes en France mais aussi à propos d'un réseau capable de faire venir chaque mois entre 6 et 12 tonnes de cannabis en France. Mais inscrit au fichier des brigades spécialisées comme 'indic", il était laissé de côté pour ne pas mettre en danger sa sécurité.

Par conséquent, et alors que l'Octris nie tout mélange des genres, le procureur en charge de l'affaire a décidé de confier les investigations à la brigade des stupéfiants (BSP) de Paris.

S.A.