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5 jeunes interpellés après avoir agressé la BAC

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Une patrouille de la BAC, qui tentait d’interpeller un jeune en train d’incendier un véhicule, a été attaquée par une vingtaine d’individus à coups de barre de fer.

Les 5 jeunes interpellés après l'attaque de policiers toulousains à coup de barre de fer, ce week-end à Toulouse, devraient être mis en examen dans la journée, arès avoir été déférés au parquet hier après-midi. Ils sont soupçonnés d'avoir participé à l'agression de trois policiers de la BAC dans la nuit de samedi à dimanche. Les policiers avaient été blessés par une vingtaine d'assaillants armés de barres de fer et de pierres alors qu'ils tentaient d'arrêter un jeune du quartier de Bellefontaine qui venait de mettre le feu à une voiture. Seuls des renforts policiers et des gazs lacrymogènes avaient permis de les dégager.D'après la Préfecture, ce genre de situation serait en augmentation depuis le début de l'année dans l'agglomération toulousaine.

Didier Fusiès, le secrétaire régional de la CFDT Police, revient sur les faits : « Une patrouille de la BAC a surpris un jeune en train de mettre le feu à un véhicule et a procédé à l'interpellation. Bien sûr, ce jeune ne s'est pas laissé faire, d'autres personnes sont venues à la rescousse pour tenter de le libérer et nos collègues ont été pris à partie. Ils ont fait usage de lacrymogène, de flashballs. Ils ont essuyé des coups de barre de fer, ils ont beaucoup d'ecchymoses. Un d'entre eux a reçu un parpaing à courte distance et a la mâchoire fracturée ».

Anne-Gaelle Beaudoin-Clair, directrice de cabinet du Préfet de Midi-Pyrénnées, estime que « un pic de violence a été atteint. Bien sûr, ce n'est pas la première agression dont sont victimes les forces de l'ordre : on compte une centaine de policiers blessés dans l'exercice de leurs fonctions au premier trimestre 2008 à Toulouse. C'est un chiffre assez considérable, néanmoins, le caractère collectif, les barres de fer, toute la violence qui a caractérisé ce qui s'est passé, a quelque chose d'exceptionnel ».

La rédaction et Yannick Olland