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Touche pas à mon poste: le CSA rend sa décision sur le débat polémique autour du viol conjugal

Cyril Hanouna sur le plateau de TPMP!

Cyril Hanouna sur le plateau de TPMP! - Capture d'écran TPMP

Le gendarme de l'audiovisuel reconnaît des propos "particulièrement maladroits", mais ne prononce aucune sanction.

Le CSA a publié une décision concernant le débat polémique de Touche pas à mon poste sur le viol conjugal, diffusé le 25 octobre dernier sur C8. S'il reconnaît des propos "particulièrement maladroits", le gendarme de l'audiovisuel estime dans son message publié vendredi qu'ils "ne visaient pas à nier l'existence du viol conjugal". Le CSA ne prononce aucune sanction. 

"En outre, un chroniqueur, puis l’animateur, sont intervenus à plusieurs reprises au cours du débat afin de moduler les propos initialement tenus", souligne la CSA. "Le Conseil a fait part aux responsables de la chaîne du vif émoi qu’a pu provoquer la diffusion de cette séquence et les a invités à veiller à ce que les discussions sur des questions complexes et sensibles ne conduisent pas à une simplification extrême de leurs enjeux."

Le Conseil supérieur de l'audiovisuel avait été saisi à 650 reprises après la diffusion de ce débat. Les chroniqueurs de Cyril Hanouna étaient invités à s'exprimer sur un tweet de Fun Radio: "Charlotte ne supporte pas que son mec lui fasse l'amour la nuit quand elle dort. Vous trouvez cela normal?"

"Apologie du viol conjugal"

Gilles Verdez avait fait part de son indignation, y voyant une "apologie du viol conjugal". La grande majorité du reste de l'équipe avait estimé que l'exemple de Fun Radio ne constituait pas un viol. Matthieu Delormeau, notamment, s'était agacé: "Employer le mot viol pour ça, c'est une honte pour les gens qui sont violés."

Géraldine Maillet avait déclaré que "mettre le mot 'viol' pour ce cas précis, ça n'a aucun sens'. Et Delphine Wespiser avait, elle, lancé que: "Des choses qui se font quand l'une ou l'autre personne dort c'est tout à fait mignon, c'est tout à fait sympa. Donc si elle n'en a pas envie, qu'elle se sépare." 

Comme le rappelle le CSA, les plaignants dénonçaient "un florilège de propos banalisant ce crime, comme par exemple l'idée que ce n'était pas grave car il s'agissait de son petit ami, l'idée qu'utiliser le mot viol était une insulte aux 'vraies' victimes de viol, ou encore qu'il s'agissait d'une destruction du sens des mots".

Benjamin Pierret