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Dans la série Hollywood, Ryan Murphy navigue entre réalité et fiction

David Corenswet et Samara Weaving dans la série Hollywood sur Netflix.

David Corenswet et Samara Weaving dans la série Hollywood sur Netflix. - Netflix

Le réalisateur Ryan Murphy revisite dans sa mini-série Hollywood sur Netflix, le Hollywood d'après-guerre.

Une vision alternative de l'âge d'or hollywoodien, c'est ce que propose le réalisateur Ryan Murphy (GleeThe Politician, American Crime Story), avec sa mini-série Hollywood. Le show offre une visibilité inédite aux "invisibles" du cinéma des années d'après-guerre, minorités ethniques et sexuelles.

Un peu comme Quentin Tarantino dans Once Upon in Hollywood, Ryan Murphy et Ian Brennan livrent leur vision de l'industrie du cinéma à une époque révolue. Un chatoyant plaidoyer pour la diversité en forme d'uchronie peuplée de personnages ayant réellement existé, mais dont l'existence est ici fantasmée, revisitée. Voici ce qui est vrai et ce qui relève de l'imagination de Ryan Murphy.

L'histoire de Rock Hudson s'est-elle passée comme cela? 

Roy Fitzgerald (incarné par Jake Picking), est bien le nom que portait Rock Hudson, avant de percer en tant qu'acteur. Mais si le jeune acteur de l'Illinois, un peu gauche et qui peinait à retenir son texte, est bien devenu une immense star, il n'a jamais pu faire son coming out ni vivre sa sexualité au grand jour. Ce n'est qu'en 1985, alors qu'il se mourait du sida, que le grand public découvrit son homosexualité. 

Archie Coleman (Jeremy Pope) et Rock Hudson (Jake Picking) dans Hollywood.
Archie Coleman (Jeremy Pope) et Rock Hudson (Jake Picking) dans Hollywood. © Netflix

Jack Castello a-t-il existé?

On est tenté, dès le début de la série d'aller jeter un oeil à IMdB pour vérifier l'existence de Jack Castello (David Corenswet), jeune vétéran de l'armée qui rêve de devenir acteur et doit jouer les gigolo pour gagner sa vie. Mais Jack Castello, tout comme le scénariste noir Archie Coleman (Jeremy Pope), le réalisateur Raymond Ainsley (Darren Criss) sont des personnages fictifs. Même chose pour la jeune aspirante actrice et fille du magnat du cinéma Claire Wood (Samara Weaving), ou encore la directrice de casting Ellen Kincaid (Holland Taylor), ou Dick Samuels (Joe Mantello). En revanche, l'agent d'acteur Henry Wilson - qui incite Roy Fitzgerald à devenir Rock Hudson, à prendre des cours de maintien et de comédie, a bel et bien existé.

David Corenswet dans Hollywood sur Netflix.
David Corenswet dans Hollywood sur Netflix. © Netflix

Vivien Leigh souffrait-elle d'une maladie mentale?

Dans la série, l'héroïne de Autant en emporte le vent, qui s'apprête à triompher également dans Un tramway nommé désir, qui lui vaudra un Oscar. On la voit également très perturbée psychologiquement. En réalité, Vivien Leigh, considérée comme une actrice capricieuse et difficile, souffrait de troubles bipolaires. 

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HOLLYWOOD_107_Unit_00297RC-1.jpg © -

Le réalisateur George Cukor organisait-il vraiment des orgies dans sa piscine?

L'homosexualité du réalisateur de A Star is born et My Fair Lady, était un secret de polichinelle à Hollywood. Il organisait bien des fêtes autour de piscine, le dimanche où de jeunes éphèbes succédaient le soir aux dames venues prendre le thé l'après-midi, comme le raconte Los Angeles Times.

Magali Rangin