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Nicolas Lacambre, secouru par Pascal Obispo: "On a créé des liens très forts"

Amputé d'un bras et d'une jambe à la suite d'un accident de la route en 2008, Nicolas Lacambre raconte son parcours dans un livre. Pour BFMTV, il revient sur sa relation avec Pascal Obispo, qui l'a secouru juste après l'accident.

À chaque fois qu'il revient sur cette route, Nicolas Lacambre revit ce moment qui a fait basculer sa vie. Le 26 février 2008, il est au guidon de sa moto lorsqu'une voiture le percute violemment sur une route qui relie le Cap Ferret à Bordeaux. L'accident lui a coûté une jambe et un bras. Ce soir-là, un automobiliste lui porte secours:

"Je fais un vol plané, j'atterris sur la route un peu plus loin, et là une personne s'approche vers moi et vient me saisir par les bras, il me traîne sur le trottoir, me met sur le bas côté, ramasse mon bras", raconte-t-il à BFMTV.

"Il m'a invité à ses concerts"

Ce sauveur anonyme, ne l'est pas tout à fait. Il s'agit du chanteur Pascal Obispo. Ce sont les policiers qui ont appris cette nouvelle à Nicolas Lacambre à la sortie de son coma, quelques mois après l'accident. Les deux hommes s'écrivent régulièrement, puis finissent par se croiser un an et demi après l'accident, lors d'un match de football des Girondins de Bordeaux. 

"On a entretenu une correspondance, puis date après date il m'a invité à ses concerts dans la région. Il m'a présenté son entourage et sa famille et puis on a créé des liens qui sont très forts aujourd'hui."

Nicolas Lacambre raconte cette histoire dans un livre, On n'est pas seul sur la Terre (Flammarion). Pascal Obispo, lui, en a fait une chanson qu'il a titrée de la même manière. Le chanteur s'est confié à BFMTV:

"Je trouvais que l'échange qu'on avait depuis des mois montrait à quel point cet homme était différent des autres et extraordinaire par sa façon d'appréhender la vie et le handicap. (... ) Ça m'a appris beaucoup sur les handicapés, parce qu'ils souffrent."

Pascal Obispo a versé l'intégralité des droits de cette musique à Nicolas Lacambre. 

Antoine Colombani, avec Benjamin Pierret