BFMTV

“Tu te relèveras comme tu l’as toujours fait”: le message poignant de Mika au Liban et à Beyrouth

Mika le 21 mai 2013

Mika le 21 mai 2013 - Thomas Samson - AFP

Dans un texte paru dans plusieurs médias dont le JDD, le chanteur libano-britannique fait part de son émotion et de sa colère cinq jours après les terribles explosions qui ont secoué Beyrouth.

“Je me sens à la fois si près et si loin de toi”. Cinq jours après les explosions qui ont dévasté une partie de la ville de Beyrouth, le chanteur Mika adresse un message à son pays de naissance, plongé dans un contexte de crise sans précédent.

“Je ne cesse de regarder sidéré les visages martyrs de mes frères et sœurs. Dans leurs yeux, je devine l’effroi, les larmes”, écrit-t-il notamment dans le JDD.

L’artiste, qui avait réagi dès mardi soir aux explosions et confie depuis ne pas cesser “d’imaginer le bruit assourdissant des deux déflagrations qui ne quittent plus les Beyrouthins”.

“Le symbole d’un système qui éclate”

Crise économique et sociale, défiance envers la classe politique… Le chanteur et ancien coach de The Voice né à Beyrouth relate les multiples difficultés auxquelles le pays fait face depuis plusieurs années et à laquelle vient s’ajouter la catastrophe de mardi dernier.

“Il y a les divisions, l’écho des conflits à tes frontières, la corruption, l’impuissance de tes dirigeants, la crise monétaire qui a plongé tes familles dans la misère puis l’épidémie de coronavirus toujours plus virulente”, évoque Mika qui voit “dans ces deux explosions le symbole d’un système qui éclate”.

“Pays des cendres”

Le chanteur répond également aux propos du Premier ministre Hassan Diab qui, le soir même de la catastrophe, avait assuré que “les responsables devront rendre des comptes”.

“Les responsables de qui? De quoi? Les responsables de trente ans d’agonie qui ont fait du pays du Cèdre le pays des cendres”, lance-t-il. L’artiste conclut son message par des mots plein d’espoir et veut croire en la résilience du peuple libanais: “demain, tu te relèveras comme tu l’as toujours fait”.

Hugues Garnier Journaliste BFMTV